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À quoi ressemblera le futur RER B ? Les toutes nouvelles images dévoilées

undefined undefined 29 janvier 2026 undefined 17h00

Jérémy Pennors

C’est une image que les voyageurs du RER B attendaient depuis longtemps. Ce jeudi matin, Île-de-France Mobilités (IDFM) a publié sur X une vidéo montrant la toute première voiture de tête du MI20, le futur train appelé à remplacer l’intégralité du matériel roulant de la ligne B. Filmée à la sortie de l’usine CAF en Alsace, la rame arbore déjà les couleurs bleu clair, blanc et noir de l’autorité organisatrice des transports franciliens.

Chargée de nuit sur un camion, la voiture de tête a ensuite pris la direction du site Alstom de Crespin, dans le Nord, où se déroulera l’assemblage final. « Vous l’attendiez ? Nous aussi ! », s’enthousiasme IDFM, évoquant « une étape symbolique et concrète » avant le lancement des essais. Un signal fort, alors que le projet était jusqu’ici surtout connu pour ses retards.

Un chantier industriel à 2,5 milliards d’euros

Le MI20 représente un investissement colossal : 146 rames commandées pour un montant total de 2,5 milliards d’euros, entièrement financés par IDFM. Objectif affiché : moderniser de fond en comble le RER B, deuxième ligne la plus fréquentée d’Île-de-France avec près d’un million de voyageurs quotidiens. Le contrat a été confié à un consortium réunissant Alstom et le constructeur espagnol CAF.

Mais le calendrier a dérapé. Initialement attendus fin 2025, les premiers trains ont vu leur mise en service repoussée à plusieurs reprises : mi-2027, puis fin 2027. En septembre dernier, Valérie Pécresse, présidente d’IDFM, et le PDG d’Alstom ont confirmé un nouveau report d’au moins un an. Résultat : la livraison complète des 146 rames ne s’achèvera qu’après 2030.

Pour tenter de rattraper le temps perdu, un plan d’action d’urgence a été lancé. Dix trains d’essai sont actuellement en fabrication et les premiers tests sont annoncés pour avril 2026, avant un déploiement commercial progressif à partir de fin 2028.

Des travaux lourds sur la ligne pour accueillir les nouvelles rames

En coulisses, la SNCF prépare déjà le terrain. Depuis le 5 janvier et jusqu’au 28 mai, le RER B est interrompu chaque soir à partir de 22h45 entre Châtelet-Les Halles et l’aéroport de Roissy. Ces travaux visent à renforcer l’alimentation électrique et à adapter les quais à l’arrivée des nouvelles rames à deux niveaux, plus lourdes et plus technologiques.

Cet été, du 25 juillet au 16 août, le tronçon central sera de nouveau totalement interrompu pendant 23 jours pour renouveler les aiguillages et moderniser la signalisation. Des chantiers contraignants mais indispensables pour faire entrer, enfin, le RER B dans une nouvelle ère.