pasta

Pourquoi il faut arrêter de manger des pâtes, du pain et des céréales

undefined undefined 26 mars 2026 undefined 08h30

Rachel Thomas

Terrible nouvelle pour nous autres gros mangeurs de pâtes. Dans un nouveau rapport, l'ANSES alerte sur la présence de cadmium dans l'un de nos plats préférés, causant des dommages graves sur le long terme. Selon l’agence, "près de la moitié de la population adulte dépasse les valeurs toxicologiques de référence" (donc considérées comme sûres) et les enfants sont particulièrement exposés


L’invité indésirable de nos assiettes

Le cadmium, c'est un métal lourd que notre corps n’a aucun moyen d’éliminer rapidement. Il s’accumule dans le foie, les reins et les os, et même en quantités infimes répétées, il peut devenir un véritable danger. Contrairement aux aliments trop salés ou trop sucrés, on ne le sent pas, on ne le goûte pas, et pourtant il est bien là.

Sa présence dans notre alimentation provient principalement des engrais phosphatés utilisés dans les cultures. Ces engrais déposent le métal dans le sol, les plantes l’absorbent, et il finit dans nos assiettes. Le pain, les pâtes, les céréales du petit-déjeuner et certaines pommes de terre sont particulièrement concernés. Même le chocolat est contaminé. Ce n’est pas une nouveauté, mais l’ampleur de l’exposition constatée par l’ANSES est alarmante ! 


Des conséquences graves sur la santé

L’accumulation du cadmium n’est pas immédiate, mais les risques sont réels et progressifs. Il peut provoquer des dégâts aux reins, fragiliser les os et augmenter le risque de certains cancers, tout en affectant le système cardiovasculaire.

Chez les enfants, l’exposition dépasse fréquemment les limites jugées sûres, ce qui inquiète particulièrement les spécialistes. Les effets sont silencieux mais durables, et le danger principal est que l’on ne perçoit pas le problème avant que des dommages significatifs n’apparaissent.


Faut-il tout jeter ?

Pas de panique : nul besoin de jeter vos pâtes ou votre pain tout de suite à la poubelle. Simplement, il devient urgent de varier son alimentation et de limiter l’exposition à ces produits. Les aliments issus de l’agriculture biologique ou de cultures contrôlées contiennent généralement moins de cadmium, ce qui peut aider à réduire le risque.

La solution réelle passera bien sûr par des changements agricoles et réglementaires pour réduire la présence de ce métal à la source. L’ANSES insiste sur le fait que ce n’est pas seulement une question de prudence personnelle, mais un enjeu de santé publique.