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Arrêter l'alcool ou les réseaux sociaux ? Les Français ont tranché !

undefined undefined 26 janvier 2026 undefined 20h00

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Lucie Guerra

Lundi 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale examine plusieurs propositions de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une mesure forte, rappelant celle qui a été adoptée en Australie : en décembre 2025, le cinquième continent a interdit l’usage de dix applications et plateformes aux moins de 16 ans.

En parallèle, Ipsos BVA se sont justement penchés sur le rapport entretenu entre les Français·e·s et les réseaux sociaux. Étonnamment — ou non —, l'étude dévoilée au Figaro révèle qu'une majorité des habitant·e·s de l'Hexagone serait plus favorable à s'essayer au mois sans réseaux sociaux, qu'au mois sans alcool à l'instar du Dry January


Un quotidien sur écran

Nos vies sont connectées, voire ultra-connectées. Parmi 1000 Français·e·s interrogé·e·s dans une étude Ipsos publiée le 15 janvier 2026, 58 % affirment que les plateformes (réseaux sociaux et plateformes vidéo confondues) occupent une place centrale dans leur quotidien, une donnée qui monte jusqu’à 85 % chez les 18-34 ans.

Or, selon la dernière étude en date, ils seraient 73 % à vouloir « réduire leur usage des réseaux sociaux ». La motivation ? L'envie de « retrouver du temps pour des loisirs non numériques », profiter de temps qualitatif avec des proches, ou encore favoriser son sommeil. Pour ce faire, 64 % seraient enclins à s'offrir une vraie pause numérique pendant un mois, alors qu'environ un quart des Français·e·s envisageaient de faire un Dry January cette année. Alcool ou réseaux sociaux : les Français·e·s sont donc davantage prêts à abandonner leurs écrans que leurs boissons. D'ailleurs, le « Off February » vient d'être lancé en France, en Espagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis afin d'inciter à se déconnecter des réseaux sociaux


Entre effets néfastes et bénéfices

Le lien aux réseaux sociaux semble être complexe. Bien qu’ils aient conscience des dangers des écrans, des potentielles dérives et de leur impact sur la société, les Français·e·s y trouvent de nombreux avantages : apprentissage, source de plaisir, ouverture sur le monde. À l’inverse, ils sont 85 % à penser que les plateformes exposent les mineurs à des risques graves, 73 % estiment qu’ils ont un impact négatif sur les comportements individuels. 

Quelles solutions alors ? Les sondés sont formels : 79 % souhaitent qu’un contrôle des plateformes soit opéré. À cela s’ajoutent des obligations de modération, la transparence des algorithmes et de l’IA, et le couvre-feu numérique pour les mineurs, qui séduisent entre 89 et 93 % des personnes interrogées