En voilà une mesure qui changerait la donne une fois l’été venu ! Vendredi 1er mai 2026, la patronne des Écologistes, Marine Tondelier, a proposé la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Ce dernier permettrait aux salariés « qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique », a-t-elle précisé sur son blog.
Protéger les travailleur·ses au XXIe siècle, c’est aussi les protéger face au climat.
— Marine Tondelier (@marinetondelier) May 1, 2026
C’est pourquoi je propose un congé climatique : 5 jours indemnisés pour faire face aux événements climatiques extrêmes, sans être pénalisé.
Je vous explique ⤵️https://t.co/2geL9QQ4tl
Une mesure qui suit le mouvement de nos voisins espagnols
Cette initiative est inspirée de celle appliquée en Espagne : les travailleurs bénéficient de quatre jours de congés payés climatiques depuis 2024, en cas de catastrophe naturelle comme une inondation ou un incendie. Cette mesure avait été mise en place à la suite des violentes inondations qui avaient frappé le sud-est du pays et fait 230 morts.
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Un congé applicable en cas de grande catastrophe naturelle
Ce congé pourrait donc être utilisé en cas de transports bloqués des suites d’une inondation, ou si une école est fermée à cause d’une alerte météo, par exemple. « Si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé », précise la candidate déclarée à l’élection présidentielle de 2027, sur son blog.
À l’heure actuelle, il n’y a pas de réel cadre juridique autour des conditions de travail en cas de conditions climatiques extrêmes : les entreprises peuvent fermer ou les salariés peuvent s’absenter sans aucune garantie de salaire. « Il y a un décret un peu vague qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête », appuie-t-elle au micro de Sud Radio le 1er mai.
