Les blocages des lycées se poursuivent et se renforcent, les jeunes haussent le ton. Ce vendredi 2 octobre 2026, environ 400 établissements ont fermé leurs portes en France en raison d’une mobilisation de grande ampleur. En cause : des établissements dégradés, des classes surchargées, un manque de professeurs, et des moyens financiers déployés pour les mauvaises raisons. Après plus de dix jours de manifestations, le mouvement s’est étendu aux universités.
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Un début de mouvement à la mi-septembre
C’est le 18 septembre 2026, au lycée Saint-Exupéry de Créteil, que débute un mouvement lycéen. Les adolescents dénonce l’absence d’égalité des chances en termes d’orientation dans l’enseignement supérieur, des classes à près de 40 élèves par manque de personnel, ou encore des problèmes liés à Parcoursup.
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Alors qu’une manifestation nationale du service public est organisée le 29 septembre, de nombreux lycées rejoignent le mouvement, soutenus par l’Union syndicale lycéenne (USL). Le mouvement ne fait que prendre de l’ampleur le 30 septembre et le 1er octobre — 900 actions ont été recensées à travers la France. Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Toulouse et bien d’autres villes voient bon nombre de leurs établissements être bloqués. « Gen Z en colère », « Nos classes débordent, notre patience aussi », « On veut pas le monde, juste être pris au sérieux », peut-on lire sur les pancartes brandies par les lycéens — certains accompagnés de leurs parents, inquiets pour l’avenir de la jeunesse. En réponse, le gouvernement a basculé une partie des cours en distanciel.
Des dégradations et des débordements violents
En marge de mobilisations majoritairement pacifistes, des affrontements avec les forces de l’ordre et d’importantes dégradations ont lieu. Selon le ministère de l’Intérieur, 119 élèves et membres de l’éducation nationale ont été blessés le 30 septembre. À Paris, le lycée Léonard-de-Vinci (15e) et le lycée Gaston-Bachelard (13e) ont fait l’objet d’incendies. Au micro de BFM-TV, Edouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, affirme : « Au départ, on n’a pas de lycéens violents, ou très peu. On a des individus extérieurs qui sont là pour nuire. » Interrogé par La Dépêche, Robin, lycéen à Villefranche-de-Rouergue explique : « Pour nous c'est important de bien se tenir pour ne pas décrédibiliser nos revendications. »
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Quelle suite pour cette manifestation lycéenne ?
En réponse aux réactions violentes et aux dégradations, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé qu’il voudrait appliquer le principe du « qui casse, paye ». Une mesure jugée absurde notamment par Edouard Geffray ou encore Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise.
Quid de la suite de ce mouvement ? Pour l’instant, les manifestations s’organisent “au jour le jour”. Difficile donc de savoir si le mouvement se poursuivra ce week-end et si les blocages continueront la semaine prochaine. L'USL a d'ores et déjà appelé à une nouvelle journée de manifestation le 6 octobre.
