Déjà qu’en temps normal, prendre les transports à Paris, ce n’est jamais une partie de plaisir — exception faite de la période ô combien bénie des JO 2024 —, en temps de canicule, ça devient une épreuve digne des plus terribles éditions des Hunger Games. Les gens deviennent poisseux, désagréables, et face au manque de climatisation de la plupart des lignes, les températures deviennent complètement absurdes, comme en témoignent des relevés effectués cette semaine.
Des températures records
Depuis le début de la canicule, chaque jour, un suspens insoutenable s’abat sur les usagers des transports franciliens : leur ligne sera-t-elle en capacité de fonctionner face aux fortes chaleurs ? Une question qui concerne majoritairement les passagers ferroviaires, mais qui n’exclut cependant pas les adeptes des bus, dont le maintien en circulation devient de plus en plus complexe.
🇫🇷🥵🚌 FLASH | Jusqu’à 48°C ont été RELEVÉS dans certains bus en Île-de-France. Exposés à une CHALEUR étouffante, plusieurs syndicats dénoncent des conditions de travail devenues INTENABLES. Les chauffeurs pourraient exercer leur DROIT de RETRAIT si rien n’est fait pour faire… pic.twitter.com/uwtoZDjjrI
— Cerfia (@CerfiaFR) June 24, 2026
En effet, ce mercredi 24 juin, la température de plusieurs bus de la RATP était analysée au niveau du terminus de Porte d’Ivry, et le résultat est alarmant. Comme le rapportait Yassine Jioua, délégué CGT, auprès du Parisien, le thermostat montait à 48° au niveau de la cabine de conduite, et jusqu’à 56° à l’arrière de certains véhicules dépourvus de climatisation. Une situation déplorable aussi bien pour les conducteurs que pour les passagers.
Des mesures obligatoires
Face à ces conditions, la RATP a décidé d’agir, autorisant des pauses deux fois plus longues que la norme, pour permettre aux chauffeurs de faire face à la chaleur. Seulement voilà, cette dérogation ne s’applique qu’aux personnes dont les véhicules sont dépourvus de ventilation, alors que la climatisation, même lorsqu’elle existe, reste également très faible pour les autres, et ne prévient pas la montée du mercure.
47°C dans des bus neufs à 700 000 €, avec des climatisations en panne faute de personnel pour les réparer.
— Ahmed Berrahal (@berrahalAhmed93) June 22, 2026
Les usagers paient près de 100 € leur Navigo pour voyager dans ces conditions. Salariés et voyageurs subissent.
Madame @vpecresse, jusqu’à quand ?#Canicule #Transport pic.twitter.com/lLMaX5wCv6
Pour se défendre face aux menaces des conducteurs d'exercer leur droit de retrait, relatif à la santé au travail, IDFM précise que les bus sont très difficiles à refroidir compte tenu de leur présence en extérieur toute la journée, et que la flotte francilienne est en cours d'équipement de ventilation, avec un objectif 100% d’ici 2030. Pour l’instant donc, on croise les doigts et on prie pour que notre ligne préférée ne soit pas en surchauffe…
