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Le gouvernement envisage un "confinement très serré"

Publié le 27 janvier 2021 à 14h32

Modifié le 27 janvier 2021 à 14h35

par Rachel Thomas

Gabriel Attal a pris la parole ce mercredi, évoquant la mesure d'un "confinement très serré" après avoir jugé "relative" l'efficacité de l'avancement du couvre-feu à 18h qui ne "freine" pas suffisamment le virus.

Plus de 27 000 personnes étaient hospitalisées hier en France et 22 086 nouveaux cas de contaminations au Covid-19 ont été enregistrés mardi. Ces chiffres sont en hausse constante depuis le début de l’année 2021.


Un couvre-feu inefficace

"Le couvre feu a été annoncé à 18h pour deux semaines mais à ce stade nous sommes proches des deux semaines et son efficacité est relative. Le virus continue à progresser et les variants évoluent à un rythme important. Le maintien du cadre actuel paraît peu probable en effet aujourd’hui", a-t-il déclaré.


Un confinement comme en mars ?

Il a détaillé : "Plusieurs scénarios, qui vont d’un maintien du cadre actuel à 18h - qu'il a jugé "à ce stade peu probable" jusqu’à un "confinement très serré", sont envisagés. Le président de la République a demandé des études épidémiologiques et scientifiques complémentaires sur ces scénarios". On peut donc imaginer que, dans le pire des cas, un confinement stricte comme en mars soit mis en place.


À quand les prochaines annonces officielles ?

Emmanuel Macron a exclu de s'adresser aux Français d'ici à la fin de la semaine. Alors qu'on attendait des annonces de Jean Castex jeudi, Gabriel Attal semblait également repousser pour le moment l'idée d'une prise de parole du Premier ministre. "Ce qui est prévu à ce stade, c'est un point d'Olivier Veran sur la situation sanitaire et pour le reste nous vous tiendrons informés", a-t-il dit.

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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