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Des clients d'un supermarché verbalisés par la police à 18h04

Publié le 1 février 2021 à 11h24

Modifié le 1 février 2021 à 12h45

par Rachel Thomas

Vous imaginez ? Vous, sur le point d'acheter du papier toilette et des pâtes dans le rush pour rentrer chez vous avant le couvre-feu de 18h. Il est 18h06, il y a la queue aux caisses. La police entre dans le supermarché et verbalise les personnes présentes. Non, ce n'est pas un sale rêve, la scène s'est réellement produite dans le 20e arrondissement.

Arnaud Cosson, humoriste, était présent, il raconte.« Le Franprix est ouvert, il y a du monde. Nous prenons le minimum, nous faisons la queue, une dizaine de personnes devant nous, une vingtaine derrière. Le responsable accélère la cadence, commence à baisser un rideau, nous payons, nous sommes sur le point de sortir, nous arrivons à la porte, il est 18h04.»

La préfecture de police a confirmé la verbalisation « du gérant et des clients » en raison de l'horaire, quelques minutes après le couvre-feu. « Le gérant de ce commerce avait déjà été mis en garde », précise la préfecture à Actu Paris. Aurélie aussi était présente et décrit la scène : « Les policiers sont arrivés en opération commando, ils nous ont crié dessus. »

Ce soir 18h et des brouettes, au Franprix de Ménilmontant. Il reste une poignée de client à la caisse qui ont couru...

Posted by Aurélie Sfez on Wednesday, 27 January 2021

L'humoriste tente de négocier mais ne parvient pas à faire changer d'avis les policiers, les clients et le gérant écoppent chacun de 135 euros d'amende. 

Ce n’est pas mon genre d’étaler mes états âmes sur les réseaux sociaux mais je vais vous raconter une anecdote qui m’est...

Posted by Arnaud Cosson on Thursday, 28 January 2021
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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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