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Confinement : 5 scénarios envisagés pour les prochaines semaines

Publié le 26 janvier 2021 à 11h40

Modifié le 27 janvier 2021 à 17h17

par Zoé Stene

Pour l'instant l'épidémie avance lentement mais surement et il semble que les décisions soient prises "au dernier moment". Ceci s'explique simplement par la surveillance, au jour le jour, des différents indicateurs de la progression du virus et de la recherche constante d'un équilibre entre la protection de la santé publique, la sauvegarde de nos liberté et l'évitement d'une catastrophe économique. Coup d'oeil sur les pistes envisagées pour le mois de janvier... et plus si confinés !

Un confinement généralisé d'ici 2 semaines

Depuis quelques jours, plusieurs sources proches de l'Élysée annonçaient un inévitable reconfinement de l'ensemble de la population française. Alors que le ministre de la Santé et le Conseil scientifique ont plaidé pour un reconfinement dans les plus brefs délais, le président de la République a indiqué qu'il refusait de céder à la pression. En effet, l’Élysée n'a même pas confirmé une prochaine prise de parole du chef de l’État, le confinement "tant attendu" pourrait donc être reporté. L'idée ? Analyser les effets du couvre-feu fixé à 18h ainsi que l'avancée des variants dans la population et ainsi, éviter le confinement tant que les chiffres sont satisfaisants. C'est évidemment le scénario le plus optimiste envisagé par le gouvernement.


Un confinement identique à celui de novembre 

Le scénario intérmédiaire interviendrait si le couvre feu n'a pas eu les effets escomptés mais qu'il n'y a pas non plus de "gros" emballement de la courbe épidémique. La population serait alors reconfinée de manière identique à l'automne dernier ou, selon le JDD, de façon légèrement moins restrictive; les commerces non-essentiels seraient partiellement fermés mais avec une possibilité d'amménagement, les entreprises seraient à nouveau invitées à repenser les conditions de travail sans que le télétravail ne soit pour autant rendu obligatoire mais les attestations de déplacement devraient quoi qu'il en soit repointer le bout de leur nez.

 © The end of the fucking world

Un confinement aux modalités aménagées

L’épidémiologiste Pascal Crépey a pourtant déclaré sur France Info ce lundi 25 janvier qu'il n'était « pas certain qu’un confinement comme celui de novembre suffise à contrôler [le variant anglais du coronavirus] ». L'exécutif envisagerait donc de continuer le couvre feu la semaine et d'ajouter un confinement le week-end, mais également rallonger les vacances de février d'une semaine, rendre obligatoire le télétravail pour ceux qui le peuvent.

Un confinement comme en mars 

C'est notamment sur l'avis de plusieurs scientifiques que le gouvernement n'exclu pas un reconfinement total comme en mars denier; " Si ça ne baisse pas, si les variants commencent à se diffuser partout, alors on prendra des mesures supplémentaires, évidemment. [...] Et cela s’appelle le confinement », a déclaré le ministre de la Santé au Parisien dimanche. Un scénario envisagé en dernier recours. 


Confiner uniquement les personnes à risques 

Une décision cohérente pour les uns, un non sens pour les autres. « Dans la mesure où les vaccins arrivent, est-ce que ce confinement ne pourrait pas être proposé aux gens les plus à risque ? Ceux qui sont le plus à risque d'être hospitalisés, de faire des formes graves, qui sont finalement ceux qui vont être très vite vaccinés », s'est interroge Odile Launay, infectiologue sur BFMTV jeudi dernier. Cette idée avait déjà été évoquée par le Conseil scientifique dans un avis du 13 janvier. Ce dernier recommandait un "auto-confinement" pour les « personnes les plus âgées ou présentant des comorbidités, dès lors qu’elle n’est pas vaccinée ». L’objectif ? Les protéger le temps que le vaccin fasse effet.

Le mieux reste encore d'attendre patiemment, comme on le fait tous depuis près d'un an, que le gouvernement prenne la parole demain pour nous dire quoi faire et quand...

  © The end of the fucking world

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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