shutterstock-2506849727

Drogue : les overdoses liées au chemsex explosent à Paris

undefined undefined undefined 20h00

Clémence Varène

Depuis le 1er janvier, ce ne sont pas moins de 18 lueurs qui se sont éteintes dans la Ville Lumière. 18 personnes qui ont perdu la vie, soit une par semaine environ, suite à la consommation abusive de drogues. Un chiffre alarmant en seulement 3 mois et demi, si l’on considère qu’en 2025, “seules” 29 personnes sont décédées d’une overdose, sur l’intégralité de l’année. Et cette fois-ci, il n’est pas question d’une drogue frelatée comme ça a pu être le cas par le passé, dans la moitié des cas, c’est une toute autre pratique qui est en cause.


Un jeu dangereux

En 2025, parmi les causes principales de décès, on retrouvait la cocaïne et la consommation multiproduits, qui représentaient à elles seules 19 des 29 morts. En 2026 cependant, c’est une nouvelle tendance qui se dessine : 3 arrêts liés au multiproduit, 5 à la cocaïne. Dans les 10 cas restants, c’est une pratique de plus en plus généralisée qui en est la cause : le chemsex.

Un acte qui consiste à tenter d’augmenter le plaisir sexuel par la consommation de drogues. Seul problème, cela entraîne souvent une absorption abusive, car les prises de substances (identiques ou différentes) s’enchaînent de manière trop rapide, souvent pour recommencer au plus vite. Sans laisser le temps au corps de récupérer, cela entraîne une accumulation, et donc une overdose.


Une pratique de plus en plus généralisée

Si le chemsex n’est pas nouveau, il semblerait qu’il séduise de plus en plus de personnes, s’étendant par exemple aux hétérosexuels alors qu’il a pendant longtemps été principalement utilisé dans les rapports homosexuels. Cette hausse de pratiquants, notamment chez les étudiants, pourrait expliquer la multiplication des décès, combinée au développement exponentiel de nouvelles drogues de synthèse et de leur consommation.

Pour mettre fin à cette série, le parquet de Paris met en place un certain nombre de choses, comme des enquêtes systématiques pour homicide involontaire afin de remonter à la source, des groupes de soutien aux familles de victimes, mais également des campagnes de prévention, notamment auprès des jeunes, pour prévenir contre les drogues de synthèse, et en particulier l’absence de transparence quant à leur contenu.