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Et 165 caméras de surveillance en plus à Paris

Publié le 9 septembre 2015 à 00h00

Modifié le 20 novembre 2015 à 12h40

par Lance

A la fin du mois de septembre, la Mairie mettra sur la table un sujet qui lui tient très à coeur: l'implantation de 165 nouvelles caméras de vidéo-surveillance et ce principalement dans les zones de sécurité prioritaire (ZSP). Elles s'ajouteront aux 1144 déjà en fonction dans les rues de la capitale. Big Brother est bel et bien là, alors quand vous marchez dans les ruelles sombres, souriez, vous êtes filmés.

Saviez-vous que plus de 1000 yeux vous épient chaque jour, vous verbalisent, dressent des contraventions et surveillent les délinquants de toutes sortes de la capitale. Ça fait beaucoup de caméras quand même et dès la fin du mois, Paris risque d'en compter 1309, soit 165 de plus. Les zones d'implantation de ces espions malgré eux ont été mûrement pensées par la ville et la plupart d'entre elles seront fixées dans les zones de sécurité prioritaire comme le quartier de Chateau-Rouge (18e), de Stalingrad (19e) ou encore de Saint-Blaise dans le 20e. Mais aussi dans les quartiers tout nouvellement aménagés à l'image de la dalle Beaugrenelle (15e), du prochain Forum des Halles et même de la toute nouvelle ZAC Paris Rive Gauche.

Cette volonté de calquer le modèle anglo-saxon du tout surveillance servirait, selon la Mairie, à suivre l'évolution de l'aménagement des quartiers et à rendre notre chère capitale encore plus sûre. Pour cela, rien de plus facile que de s'appuyer sur les chiffres. Depuis l'installation de ces petites boîtes éprises de désirs voyeuristes, près de 10 000 interpellations en flagrant délit ont été réalisées et plus de 2300 rien qu'en 2014. Il faut juste rappeler que le coût de ces 165 nouvelles caméras avoisinera les 6 millions d'euros.

A droite comme à gauche, les voix discordantes se font entendre. Le Front de Gauche ne votera pas pour ce projet liberticide alors que chez les Républicains, le "oui" l'emporte avec un argument avancé qui a des relants de déjà vu : dans le contexte actuel de tensions, miser sur la sécurité est nécessaire. Et les Verts, eux, votent en touche. Affaire à suivre.

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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