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39% des Français voudraient bien boire une bière avec Jean Lassalle

Publié le 18 mars 2022 à 16h52

Modifié le 22 mars 2022 à 17h15

par Lila D

À l'occasion de la Saint Patrick, et à exactement 23 jours du premier tour de l'élection présidentielle, l'agence de communication CorioLink et l'Ifop ont fait un sondage auprès des Français. Et vous, "avec quel.le candidat.e partageriez vous une bière ?"*. Venu des États Unis, le "beer test" ( test de la bière )** est une façon de mesurer la côte de popularité des candidats mais de manière moins sérieuse qu'un véritable sondage. Jean Lassalle gagne haut la main en raflant 39% des "intentions de vote pour boire une pinte" en se plaçant juste devant Emmanuel Macron qui obtient 37%. Des chiffres bien loin de la réalité puisque Jean Lassalle obtient 2,5% et Emmanuel Macron à 30,5%.

Au pied du podium

La troisième place est prise par Marine Lepen qui obtient tout de même 31%, suivie par Philippe Poutou (25 %), ensuite Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon (24 % chacun). La droite revient ensuite dans le classement avec Éric Zemmour ( 22%), puis Valérie Pécresse ( 21%). L'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, termine à la dernière place du classement (14 %), derrière Nicolas Dupont-Aignan (19 %) et Nathalie Arthaud (17 %).

Discuter de l'avenir des Français et de l'Europe

Toujours selon ce "beer test", pas moins de la majorité des français soit 54 % des français voudraient bien faire cette expérience pour en savoir davantage sur les visions des différents candidats pour la France. Ensuite, 53 % admettent qu'ils aimeraient "vérifier leurs connaissances de la vie réelle des gens". Les deux autres sujets qui intéresseraient les Français, sont l'augmentation des prix (71%) et la guerre en Ukraine (31%).

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

**Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 507 Français interrogés du 10 au 14 mars 2022, échantillon représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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Métro : bientôt des amendes encore plus chères pour lutter contre la fraude

Publié aujourd'hui à 07h30

par Clémence Varène

50€. C’était, jusqu’à présent, le prix d’une amende dans le métro, le RER ou le bus en cas d'absence de titre de transport. Une somme assez importante, qui représente tout de même 20 à 25 trajets en fonction du mode de déplacement choisi. Pourtant, pour Jean Castex, président de la RATP, c’est loin, très loin d’être suffisant pour lutter contre les fraudeurs beaucoup trop présents à Paris et ses alentours.


Tout contre la fraude

Ces derniers mois, faire la guerre aux personnes qui voyagent sans payer leur titre de transport est devenu l'objectif numéro 1 des différentes sociétés de transport franciliennes. D’un côté, Île-de-France Mobilités (IDFM), avec à sa tête Valérie Pécresse, qui entend bien diviser le nombre de fraudes par deux en 2025, faisant passer le taux de 8 à 4%. Pour cela, elle a mis en place une opération massive de "contrôle continu" sur les lignes de métro, bus, RER ou encore tram les plus concernées par le phénomène.

De l’autre, la RATP, qui vient d’annoncer se lancer dans la même guerre par un autre biais, celui de l’argent. Un argument de poids, qui devrait passer par une augmentation assez conséquente du prix des amendes. Pour faire simple, Jean Castex a annoncé 20€ de plus à payer pour tous les fraudeurs, soit 70€ si la prune est payée directement sur place au moment du contrôle, et jusqu'à 120€ si elle est payée à retardement. Pour rappel, selon les données de la RATP, près de 60% des voyageurs verbalisés payent immédiatement.


Des mesures urgentes

Mais alors pourquoi, d’un coup d’un seul, mettre les bouchées doubles pour endiguer le phénomène ? Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle, ces petits chenapans qui aiment escalader les tourniquets ou rentrer dans le bus par la porte arrière coûtent chaque année la coquette somme de 700 millions d’euros à IDFM, soit quasiment le double de ce que l’on constatait il y a une dizaine d’années à peine. Des fraudeurs particulièrement présents dans les bus et les trams, dépourvus de tourniquets à l’entrée, où seront donc concentrés les contrôles.

Pour l’instant, cependant, rien n’est encore officiel, et les augmentations désirées par Jean Castex et la RATP ne sont que provisoires puisque, même si les opérateurs sont libres de fixer leurs barèmes d’amende, ces derniers nécessitent quand même quelques étapes de réflexion prévues par le code des transports. Le président de la régie des transports parisiens a cependant tout de même bon espoir que ces nouveaux tarifs soient approuvés suffisamment rapidement, pour entrer en vigueur avant l’été. Il vous reste donc encore quelques mois pour souscrire à un Liberté+ !


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