D’ici quelques semaines, Anne Hidalgo tirera sa révérence après des années de bons et loyaux services (ou presque), pour laisser sa place à celui ou celle qui aura la lourde tâche d’assurer l'avenir de la capitale. Une élection aux enjeux immenses, à l’heure où Paris est en pleine transformation aussi bien pour les Parisiens que pour les habitants de la banlieue proche.
Des sacrifiés du quotidien
Depuis quelques années, Anne Hidalgo a mené tambour battant sa politique dans la capitale, à grands coups de végétalisation, de construction de pistes cyclables et de suppression de places et de voies pour les voitures. Des mesures largement plébiscitées par une partie des Parisiens, tout aussi décriées par une autre, mais qui impactent surtout une partie de la population trop peu prise en compte dans l’équation.
Paris n’appartient pas aux Parisiens.
— Le Parisien (@le_Parisien) January 25, 2026
Le philosophe et écrivain Nathan Devers propose d’élargir le droit de vote pour les municipales aux habitants de la banlieue parisienne, directement concernés eux aussi par la politique menée dans la capitale
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En effet, selon certaines études, les personnes qui souffriraient le plus de la suppression des voitures dans la Ville Lumière sont les banlieusards travaillant dans Paris. Des gens pour qui le temps de trajet a parfois été multiplié par deux ces dernières années, faute de pouvoir troquer leur auto contre un vélo ou une trottinette, alors qu’ils participent pourtant jour après jour au rayonnement de la capitale.
Une élection d’un nouveau format
Pour remédier à cette injustice, le journaliste propose donc un système simple : ouvrir le vote à ceux qui comptent parmi les premiers concernés par la politique de la ville. Donner une voix à ceux qui travaillent dans la capitale, et permettent d’en faire tourner les restaurants, les pharmacies, les écoles, etc. Une proposition qui semble légitime, mais ne pourra a priori pas être mise en place à temps pour 2026.
✅🏛️ Municipales : l'Assemblée nationale a définitivement adopté la réforme du mode de scrutin pour les élections municipales à Paris, Lyon et Marseille. Les députés ont approuvé le texte par 112 voix contre 28. #DirectAN pic.twitter.com/jXTmjk6ZZm
— LCP (@LCP) July 10, 2025
Quoi qu’il en soit, ces élections promettent déjà de marquer un tournant dans le système de vote de Paris, puisque pour la première fois, tous les inscrits devront voter deux fois, une fois pour la liste d’arrondissement, et une seconde fois pour élire directement le futur édile de la capitale. Une grande première, qui pourrait bien faire souffler une vague de changement sur la capitale.
