j96a0xnvkg

Pour la première fois, la gueule de bois est reconnue comme une maladie 

Publié le 24 septembre 2019 à 10h37

Modifié le 24 septembre 2019 à 11h13

par Agathe Rey

Ne riez pas, c’est vraiment le cas chez nos voisins allemands. En plein Oktoberfest, les juges de Francfort ont pris la décision : la gueule de bois est bel et bien une maladie.


Mais comment en sont-ils arrivés à cette conclusion ? Une association avait sollicité la cour de Francfort contre une société qui faisait de la publicité pour une « boisson anti-gueule de bois » pour se remettre plus facilement d’une teuf assez arrosée.

La cour a donné raison à l’association, en expliquant que « l’information concernant un produit alimentaire ne peut pas s’attribuer des propriétés de prévention ou de traitement d’une maladie humaine ou donner l’impression de le faire. »

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Hofbräu München (@hofbraeumuenchen) le

On comprend donc que l’association et la cour de Francfort reprochent à ce produit de se faire passer pour un médicament pouvant soigner la maladie qu’est la gueule de bois. Logique, puisque pour les magistrats, « le terme de maladie se comprend comme un dysfonctionnement même minime ou provisoire de l’état normal du corps », même quand aucun médicament ou traitement n’est indispensable pour la guérison. Donc la cour a tout simplement interdit à la société de faire passer son produit pour un médicament contre la maladie de la gueule de bois.

On se demande alors… est-ce un motif valable pour ne pas aller au boulot ? Ça, c’est encore une autre histoire.

À VOIR AUSSI

À LIRE AUSSI
design-sans-titre-1-

On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


À LIRE AUSSI