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Les hommes sont trois fois plus dangereux que les femmes au volant

Publié le 14 octobre 2022 à 16h56

Modifié le 14 octobre 2022 à 18h25

par Olympe Ditner

N’en déplaise aux hommes, l’adage sexiste "Femmes au volant, mort au tournant" n’est plus d’actualité grâce à l’article du Guardian publié le 9 octobre dernier. L’analyse du journal britannique prouve ainsi que l’adage devrait plutôt être "Homme au volant, mort au tournant". Les chiffres montrent qu'un passant a trois fois plus de risques d'être tué par un homme au volant que par une femme.

En se basant sur les statistiques officielles de la sécurité routière du pays sur une période 18 mois, et en incluant les données relatives aux voitures, aux vans et aux motos, le journal a déterminé que 4 363 hommes ont été impliqués dans des accidents blessant gravement ou tuant des piétons, contre 1 473 femmes. L’enquête du Guardian montre que l’écart de dangerosité au volant entre les hommes et les femmes n’est pas nouveau et qu'il s'est intensifié au fil des années. En 2010 par exemple, un conducteur masculin était 2,2 fois plus susceptible de tuer ou de blesser un piéton qu’une conductrice. En 2021, cette probabilité était de 2,8.


Des blessures plus importantes avec un homme au volant

Les chiffres montrent également que les blessures ont tendance à être plus importantes lorsqu’un homme conduit. Presque 33 % des collisions recensées par la sécurité routière britannique ont entraîné des séquelles graves ou mortelles quand un homme était au volant, contre 28 % pour les femmes. Selon les experts, cette disparité pourrait être attribuée aux différents véhicules utilisés dans le cadre du travail. En 2021, un piéton sur quatre est mort lors d'une collision entraînée par une camionnette, un camion ou un autobus. Notons que ce sont des véhicules statistiquement plus souvent conduits par des hommes.


Les Français aussi sont concernés

En France, c’est du pareil au même. Selon les données de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr) recueillies par un internaute sur Twitter et vérifiées par TF1, 73 accidents impliquant un piéton et un véhicule avaient été déplorés en 2020 dans la capitale. Seulement 10 % ont été imputés à des femmes. Concernant la disparité en France, elle est un peu moins marquée que chez nos amis britanniques. Sur l'année 2020, par exemple, on estime que 25 % des piétons blessés gravement ou tués l'ont été par un véhicule conduit par une femme, rapporte TF1. Tandis que « les hommes représentaient 84 % des responsables présumés d'accidents mortels en 2019 », rappelle le ministère de l’Intérieur.


Les hommes prennent plus de risques au volant

Maintenant vous devez sûrement vous demander pourquoi les hommes sont plus dangereux que les femmes. Eh bien c’est très simple : les femmes seraient plus prudentes que ces messieurs. D’après l'ONG de sécurité routière Brake, les hommes sont trois fois plus susceptibles de conduire à une vitesse supérieure à la limite que les femmes. C’est bien connu, la vitesse fait fondre toutes les femmes, n'est-ce pas ? En outre, les hommes sont plus nombreux à boire de l'alcool ou à consommer des produits stupéfiants avant d'entamer un trajet. D'après un sondage mené en 2016 auprès de 2 545 Français·es, 46 % des sondés masculins reconnaissaient conduire après avoir consommé plus de deux verres d'alcool, contre 21 % des femmes, rapporte Actu.fr.

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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