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Jeux paralympiques 2024 : il reste encore des places à petits prix

Publié le 12 août 2024 à 11h33

Modifié le 12 août 2024 à 12h17

par Flora Gendrault

Les JO sont officiellement terminés, heureusement, il reste une consolation pour les Parisien·nes conquis par les olympiades : celle de participer au « plus beau match retour ». C’est en tout cas l’expression utilisée par Tony Estanguet pour qualifier les Jeux paralympiques (JP) lors de la cérémonie de clôture, discours durant lequel le président de Paris 2024 a fait le bilan d’une compétition somptueuse et sans fausse note.

Le comité d’organisation, qui a commercialisé sa première salve de billets en avril, s’était dit déçu du peu d’engouement pour les JP, mais c'était sans compter l'immense succès pour la première étape des olympiades. Plus de la moitié des billets aurait désormais été vendue. 


20 000 billets vendus par jour

Ces JO constituent un record dans le nombre de places vendues : malgré des prix parfois exorbitants (il fallait par exemple débourser 690 € pour assister à la finale du 400 mètres femmes), environ 9,5 millions de places ont été achetées sur un total de 10 millions disponibles, soit largement plus que les 8,3 millions de places attribuées à Atlanta en 1996. 

Une dynamique qui profite aux JP : si, au printemps, seulement un million de places avaient été vendues sur les 2,8 disponibles, désormais, elles partent comme des petits pains. « On vend cinq fois plus de billets par jour qu'avant les Jeux olympiques », indique Tony Estanguet ce lundi 12 août sur Franceinter, avec jusqu’à 20 000 unités achetées quotidiennement. 


Des prix particulièrement accessibles 

La billetterie des JP connaît un regain, et c’est aussi certainement grâce à ses tarifs tout doux : hors cérémonies, les prix des billets ont été fixés entre 15 € et 70 €. Plus de la moitié ont été mis en vente à 25 € ou moins, et 80 % à 50 € ou moins. Sur le site, des pass découverte sont également disponibles à partir de 24 €, permettant d’aller voir jusqu’à trois disciplines différentes le même jour. Le pass famille, lui, propose des places à partir de 10 € pour les enfants, accessibles dès l’achat de deux places adultes. 


Certaines disciplines déjà épuisées 

Les billets « se vendent extrêmement vite à la journée », précisent les organisateurs, alors il ne faut pas perdre son temps, d’autant que certaines disciplines affichent déjà complet. C’est le cas de la paraéquitation, du paracyclisme sur piste, du paratriathlon, du paratir sportif, de l’escrime fauteuil, du parataekwondo ou encore du volley-ball assis. À la télévision ou en live, les sites de compétition resteront les mêmes : Grand Palais, Stade de France, Champ de mars, Invalides, Roland-Garros, Château de Versailles

Lors des JO, la France a réussi à se hisser dans le top 5 des médailles, avec une série de victoire d’ores et déjà inscrites dans l’Histoire. Nouvel objectif pour ces paralympiques : arriver dans le top 8 au terme des 549 épreuves qui prendront place au cœur d’une capitale plus vivante que jamais. Avec, en toile de fond, celui de changer le regard sur le handicap

Jeux Paralympiques 
Du 28 août au 8 septembre
Billetterie

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Explosion de couleurs à Marseille avec la nouvelle expo du Mucem dédiée à Hervé Di Rosa

Publié aujourd'hui à 15h00

par Maria Sumalla

Avis à tous·tes les féru·es d’art contemporain : un shot vitaminé s’empare du Mucem pour les beaux jours à Marseille, avec une nouvelle exposition qui met à l’honneur les œuvres de l’artiste et peintre originaire de Sète Hervé Di Rosa. Un parcours aussi coloré que poétique, qui nous fait voyager à travers une sélection de pièces de la collection du Mucem mêlées aux créations signées Di Rosa. À découvrir jusqu’au 1er septembre !


Un air de famille façon Hervé Di Rosa 

Artiste globetrotter et inventeur de l’art modeste, qui transcende les cultures, brasse les formes, mélange les codes artistiques, Hervé Di Rosa a su tout au long de sa vie d’artiste sublimer les couleurs et les matières, impactant ainsi la scène artistique contemporaine. Curieux de tout et porté par le vif désir de parcourir le monde, l’artiste façonne la matière et la couleur, toujours en collaboration avec des artisan·es locaux·les, et ce où qu’il soit. Une façon de voir l’art et l'artisanat qui l’a mené au début des années 2000 à créer dans sa ville natale le Miam, le Musée international des Arts Modestes

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Dans sa nouvelle exposition Hervé Di Rosa, Un air de famille, le Mucem invite donc l’artiste à choisir des pièces parmi les collections du lieu, pour créer autour d’elles une pièce complémentaire en écho. Au total, près de 190 pièces sont donc exposées au cœur d’une scénographie fluide et libre, avec 120 objets issus du Mucem et une soixantaine d’œuvres présentées par Hervé Di Rosa, aux côtés de nombreuses figurines de sa collection personnelle et des appelants de chasse en bois sculptés et peints par son père, Marius Di Rosa. 


190 œuvres en communion

Le parcours artistique se sépare en une quinzaine d’îlots, chacun livrant une histoire entière interprétable de 1 001 façons différentes. Parmi les installations, on retrouve notamment trois panneaux sculptés – réalisés sur les hauts-plateaux de l'Adamaoua, dans l’ouest du Cameroun – aux côtés d’un manège forain en forme de poisson ; une échelle faite de jougs de bœuf collectés dans les régions de France par les ethnographes du musée, jouant des coudes avec une vache en résine peinte par Hervé Di Rosa ; ou encore un long fusil de chasse de presque 4 mètres présenté dans un nuage d’oiseaux en bois sculpté. 

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Mais évidemment, ce n’est pas tout. Pour cette exposition exceptionnelle dans la cité phocéenne, Hervé Di Rosa a aussi réalisé des œuvres dépeignant Marseille et ses habitant·es, non sans rappeler les paysages familiers de Sète. Les Marseillais·es sont donc exposé·es dès l’entrée, en relief sur une grande sculpture en papier mâché de 7 mètres de haut, mais aussi au cœur du parcours sur une grande toile peinte et dans une série de plaques en métal découpé de 4 mètres sur 3, un hommage à Rudy Ricciotti, architecte du bâtiment J4 du Mucem. 

Vous l’aurez donc compris, entre œuvres monumentales, voyages poétiques et couleurs pop, cette exposition s’apprête à égayer le printemps et l’été marseillais comme il se doit !


Hervé Di Rosa, Un air de famille

Mucem 
1, esplanade J4 – Marseille 2e
Du 12 mars au 1er septembre 2025
Plus d’infos et billetterie


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