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6 endroits qui ne peuvent pas encadrer les touristes

Publié le 16 mai 2017 à 00h00

Modifié le 16 mai 2017 à 17h36

par La Rédac'

Les villes font généralement tout pour attirer les touristes, car qui dit tourisme, dit rayonnement sur le monde, plus de travail et plus d'argent pour les locaux. Il existe cependant de véritables pépites victimes de leur succès, qui se trouvent ainsi menacées. Face à l'afflux de visiteurs, certaines villes ont pris de véritables mesures. De quoi vous faire réfléchir à deux fois avant de prendre vos billets pour cet été... 


Les îles de Koh Khai en Thaïlande

La Thaïlande fait partie des destinations phares quand on veut partir en sac à dos ou dans un hôtel à deux, et on y est, la plupart du temps, assez bien accueilli. Il existe cependant certains endroits où les touristes ne sont pas les bienvenus, notamment pour des considérations environnementales : les îles de Koh Khai Nok, Koh Khai Nui et Koh Khai Nai, réputées pour leurs coraux colorés et où les touristes venant de Phuket affluaient pour la journée. Mais depuis mai 2016, il est interdit d’y aller. En effet, selon le Department of Marine and Coastal Resources (DMCR), 80% de la barrière de corail aurait été dégradée, les touristes ont par conséquent été bannis.


Le Bhoutan

Le tourisme n'existe au Bhoutan que depuis 1974 et est toujours extrêmement régulé afin de préserver ce pays au paysage unique et à la culture authentique. Ce royaume aux confins de l’Inde et du Tibet, dans l’Himalaya oriental, prône le tourisme haut de gamme et à l'impact léger. Le nombre de touristes est ainsi restreint, sachant que la plupart des visiteurs doivent payer plus de 200 euros pour un visa et d’autres frais pour avoir le privilège de voir le Bhoutan.


Barcelone en Espagne

Lorsqu’Ada Colau devient la maire de Barcelone en 2015, sa position est claire sur le sujet : « Nous ne voulons pas que notre ville devienne une "cheap" boutique de souvenir », citant au passage l’exemple de Venise. Depuis, la maire a mis un terme aux licences autorisant de nouveaux hôtels ou des appartements de location de vacances, et est partie à la chasse aux sites de locations de courte durée (Airbnb a ainsi été condamné à une amende de 30 000€). Mme Colau a aussi proposé d’introduire une nouvelle taxe pour les touristes et une limitation du nombre de visiteurs.


Amsterdam aux Pays-Bas

Frans van der Avert, le directeur du marketing de la ville d’Amsterdam, a récemment déclaré que lui et son équipe n’étaient pas enclins à promouvoir le tourisme. Selon lui, la ville ne dépense même pas un euro pour promouvoir le marketing d’Amsterdam. Leur volonté est d’encourager les gens véritablement intéressés par la ville, et non les fêtards, accusant au passage les compagnies aériennes low cost d’augmenter ce problème.


Santorin en Grèce

En 2016, le port le plus occupé de Grèce a décrété que cela suffisait - il était temps de mettre un holà sur le nombre de visiteurs à bord des bateaux de croisière. Une foule de 10 000 touristes arrivait chaque jour sur l'île de Santorin, et ce nombre est désormais limité à 8 000. La limitation devrait être pleinement appliquée cet été.


Cinque Terre en Italie

Cette superbe région classée au patrimoine mondial de l’UNESCO a été l’une des premières à vouloir limiter le flot de touristes. Face au nombre de plus en plus important de visiteurs, Cinque Terre a annoncé des plans pour introduire un système de tickets. Une fois que le nombre avait atteint les 1.5 millions, la région n’était plus accessible. Ce nombre peut paraître important, mais l’été précédent, près de 2,5 millions de visiteurs étaient venus voir cet endroit magnifique.


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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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