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Métro : pourquoi il continue de faire si chaud malgré la fin de la canicule

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Clémence Varène

Depuis le début de semaine, chaque matin c’est la même question : comment s’habiller aujourd’hui ? Entre les 13° du matin, les 26 de l’après-midi et la climatisation au bureau, pas facile de savoir où donner de la tête. Ce d’autant plus si vous êtes contraints de prendre le métro, au sein duquel la canicule semble survivre encore et toujours. Notre conseil : des couches par dizaines, pour s’adapter à toutes les situations.


Des facteurs divers et variés

Depuis le mois de mai, la France connaît des vagues de chaleur à répétition, qui ont un certain nombre de conséquences sur notre vie quotidienne. Parmi celles-ci, des températures absolument scandaleuses enregistrées dans les transports en commun, pouvant aller jusqu’à plus de 50° dans certains bus. Et si un retour à la norme est actuellement en cours, dans le métro, ce n’est pas encore ça, puisque des pics à plus de 30° continuent d’être enregistrés.

Une situation assez inconfortable pour les usagers, qui malheureusement ne présentent pas de solution immédiate face à la multiplication des facteurs. En effet, sur les lignes — en particulier celles non climatisées — le thermostat refuse de baisser à cause de la chaleur résiduelle, puisque les rames étant stockées en souterrain, elles ne peuvent bénéficier de la fraîcheur nocturne pour faire redescendre la température. Le facteur humain joue également, une rame bondée pouvant gagner 4 à 5° rapidement. Enfin, le métro lui-même produit de la chaleur (moteur, freins), qui reste coincée dans les tunnels, et contribue à entretenir les températures.


Quelles solutions ?

Pour l’instant cependant, à part prendre son mal en patience, peu d’options sont disponibles pour essayer de résoudre la situation, notamment sur certaines lignes comme la 6 qui combinent une ventilation manuelle à de larges vitres et une partie aérienne. Cependant, la RATP et Île-de-France Mobilités (IDFM) affirment travailler à une solution, notamment avec le remplacement des rames les plus anciennes par le métro du futur, le célèbre MF19. Seulement voilà, il faut attendre 2033 (et un certain nombre de vagues caniculaires) avant qu’elles soient équipées. En attendant, des opérations de maintenance préventive (échange des filtres, dépoussiérage des évaporateurs et des condensateurs…) sont réalisées dès que le mercure le permet, afin d’améliorer le confort des passagers au maximum.