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Mondial 2026 : Paris aura-t-elle sa fan zone ?

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Jérémy Pennors

Une fan zone oui, mais sous conditions. À peine installé dans le fauteuil laissé par Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire affiche une ambition claire : offrir aux Parisiens une fan zone pour suivre le Mondial organisé en Amérique du Nord. « Ce serait tout à fait mon souhait », a assuré l’édile lundi dernier sur RMC, bien décidé à recréer une ferveur collective malgré des horaires peu adaptés au public européen.

Mais l’équation est complexe. Entre les discussions avec la préfecture de police et les contraintes liées aux nuisances sonores, la localisation et les modalités restent à définir. Impossible, par exemple, d’envisager une installation trop proche des habitations si les matchs se jouent au cœur de la nuit.

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Le casse-tête des horaires décalés

C’est le nerf de la guerre : avec des rencontres programmées à minuit, 3h ou même 5h du matin heure française, difficile d’imaginer une fête populaire classique. Si certains matchs des Bleus, dirigés par Didier Deschamps, resteront accessibles en soirée, une bonne partie de la compétition se déroulera pendant que Paris dort.

Résultat : la fan zone, si elle voit le jour, devra jongler avec ces horaires atypiques. Et surtout composer avec un cadre sécuritaire strict, dans un « climat » que le maire lui-même reconnaît comme sensible. 


Pas de nuits blanches pour les bars

Autre point qui risque de refroidir les supporters : les bars parisiens ne devraient pas pouvoir jouer les prolongations nocturnes. Sauf dérogations très spécifiques, l’ouverture tardive ne sera pas autorisée.

Une décision qui vise à limiter les débordements et préserver la tranquillité des riverains, mais qui pourrait aussi freiner l’ambiance festive. Reste à voir si des solutions alternatives émergeront pour permettre aux fans de vivre pleinement la compétition.