Il y a des affiches électorales qui ne passent pas inaperçues... À Arcis-sur-Aube, petite commune de l’Aube, le duel du second tour a rapidement dépassé les frontières locales. En cause : la proximité phonétique des noms des deux favoris avec Adolf Hitler et Volodymyr Zelensky.
Sur les réseaux sociaux, les commentaires se multiplient, oscillant entre humour douteux et fascination pour ce face-à-face improbable. Une agitation qui contraste avec la réalité du terrain : une élection municipale classique, centrée sur les enjeux locaux.
Vous ne trouverez pas de duel plus dystopique dimanche prochain en France #multiverse pic.twitter.com/0NKKYlsM4r
— Dr Jérôme BARRIERE, MD. (@barriere_dr) March 16, 2026
« On m’en a fait des petites moustaches »
Habitué depuis toujours aux plaisanteries, Charles Hittler prend la situation avec recul. L’édile, en tête au premier tour avec 37,81 %, assume son patronyme d’origine alsacienne malgré les références récurrentes à la Seconde Guerre mondiale.
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Auprès de plusieurs médias, il raconte avoir grandi avec ces blagues, parfois lourdes, parfois insistantes. Dans la commune, pourtant, on l’appelle simplement « Monsieur Charles ». Une manière de recentrer le débat sur son bilan et son projet plutôt que sur son nom.
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Zielenski, entre héritage familial et amalgame
Face à lui, Antoine Renault-Zielenski, 28 ans, revendique un double nom chargé d’histoire familiale. « Zielenski » vient de sa mère d’origine polonaise, un choix assumé mais souvent sujet à confusion depuis le début de la guerre en Ukraine.
Soutenu notamment par Florian Philippot, le candidat reconnaît que la situation est « cocasse », sans pour autant en rire franchement. Lui aussi doit régulièrement répondre aux interrogations sur une supposée parenté avec le président ukrainien, qu’il dément systématiquement.
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Au-delà des jeux de mots, l’élection reste ouverte. Une troisième candidate, arrivée entre Hittler et Zielenski au premier tour, pourrait encore rebattre les cartes. En attendant, ce duel inattendu offre à Arcis-sur-Aube une notoriété soudaine, preuve que, parfois, la politique locale peut devenir un phénomène national… pour des raisons totalement imprévues.
