Le paysage ferroviaire français commence doucement à changer, et une nouvelle compagnie entend bien mettre un peu de piment sur les rails ! Son nom ? Velvet, première compagnie française indépendante de train à grande vitesse, qui s’apprête à jouer sur les terres de la SNCF. La bonne nouvelle ? Son projet vient de franchir une étape particulièrement importante.
Velvet met le cap sur l’Ouest
On vous en parlait déjà en avril dernier, Velvet ambitionne de lancer ses propres liaisons à grande vitesse dès 2028, au départ de la gare Montparnasse, à Paris. Au programme, quatre destinations de l’Ouest français : Bordeaux, Nantes, Angers et Rennes. L’idée est simple, proposer une nouvelle option aux voyageurs qui empruntent ces lignes et, surtout, apporter davantage de concurrence sur le marché français du TGV. Car même si le transport ferroviaire a été ouvert à la concurrence à l’échelle européenne, les alternatives restent encore relativement peu nombreuses pour les voyageurs français.
Voir cette publication sur Instagram
Et le projet de Velvet semble désormais prendre une tournure très concrète. La compagnie a annoncé ce mardi, selon 20 Minutes, avoir obtenu sa licence d’exploitation sur le réseau ferroviaire français. Une étape indispensable qui lui permet désormais d’entrer dans le dur, de préparer ses trains, de recruter ses équipes et de mettre en place toutes les procédures nécessaires avant le lancement dans deux ans.
Après Trenitalia, Velvet veut aussi changer la donne
Velvet ne sera évidemment pas la première compagnie à venir chatouiller la SNCF sur les rails français. Depuis 2021, l’entreprise italienne Trenitalia propose notamment des liaisons entre Paris et Lyon, Marseille ou encore Milan. Et la concurrence ne s’arrête pas là, puisque Trenitalia regarde également vers la Manche et nourrit le projet de lancer une liaison Paris-Londres à l’horizon 2030.
Voir cette publication sur Instagram
Avec Velvet, les voyageurs pourraient donc bientôt avoir une nouvelle carte à jouer lorsqu’ils chercheront à traverser la France à grande vitesse. Pour les usagers, c’est plutôt une bonne nouvelle, car plus d’acteurs sur les rails, c’est potentiellement plus de choix, de nouvelles offres et, qui sait, une petite bataille tarifaire à venir.
