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Les nouvelles mesures du gouvernement pour bénéficier du chômage

Publié le 28 octobre 2021 à 16h09

Modifié le 28 octobre 2021 à 16h29

par Yvette Jaurès

Après plusieurs reports dus à la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, les nouvelles nouvelles mesures de la réforme du chômage entreront bien en application le 1er décembre 2021. 

Dégressivité des droits pour les salaires les plus élevés 

Ce jeudi 28 octobre, la ministre du Travail, Elisabeth Borne a annoncé que la durée nécessaire pour bénéficier d’une allocation et la dégressivité des droits pour les salaires les plus élevés entreraient en vigueur dès le 1er décembre. Grosso modo cela signifie qu’il faut désormais travailler 6 mois et non plus 4 pour bénéficier d’une allocation chômage. "Aujourd'hui les critères sont remplis" pour permettre l'entrée en vigueur de ces dispositions, a expliqué ce jeudi Elisabeth Borne sur France Inter. A partir du 1er décembre, [...] pour les revenus les plus élevés, la dégressivité des droits "s'appliquera au-delà du sixième mois et non pas du huitième mois comme aujourd'hui", a-t-elle ajouté. Affaire à suivre…

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Métro : bientôt des amendes encore plus chères pour lutter contre la fraude

Publié aujourd'hui à 07h30

par Clémence Varène

50€. C’était, jusqu’à présent, le prix d’une amende dans le métro, le RER ou le bus en cas d'absence de titre de transport. Une somme assez importante, qui représente tout de même 20 à 25 trajets en fonction du mode de déplacement choisi. Pourtant, pour Jean Castex, président de la RATP, c’est loin, très loin d’être suffisant pour lutter contre les fraudeurs beaucoup trop présents à Paris et ses alentours.


Tout contre la fraude

Ces derniers mois, faire la guerre aux personnes qui voyagent sans payer leur titre de transport est devenu l'objectif numéro 1 des différentes sociétés de transport franciliennes. D’un côté, Île-de-France Mobilités (IDFM), avec à sa tête Valérie Pécresse, qui entend bien diviser le nombre de fraudes par deux en 2025, faisant passer le taux de 8 à 4%. Pour cela, elle a mis en place une opération massive de "contrôle continu" sur les lignes de métro, bus, RER ou encore tram les plus concernées par le phénomène.

De l’autre, la RATP, qui vient d’annoncer se lancer dans la même guerre par un autre biais, celui de l’argent. Un argument de poids, qui devrait passer par une augmentation assez conséquente du prix des amendes. Pour faire simple, Jean Castex a annoncé 20€ de plus à payer pour tous les fraudeurs, soit 70€ si la prune est payée directement sur place au moment du contrôle, et jusqu'à 120€ si elle est payée à retardement. Pour rappel, selon les données de la RATP, près de 60% des voyageurs verbalisés payent immédiatement.


Des mesures urgentes

Mais alors pourquoi, d’un coup d’un seul, mettre les bouchées doubles pour endiguer le phénomène ? Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle, ces petits chenapans qui aiment escalader les tourniquets ou rentrer dans le bus par la porte arrière coûtent chaque année la coquette somme de 700 millions d’euros à IDFM, soit quasiment le double de ce que l’on constatait il y a une dizaine d’années à peine. Des fraudeurs particulièrement présents dans les bus et les trams, dépourvus de tourniquets à l’entrée, où seront donc concentrés les contrôles.

Pour l’instant, cependant, rien n’est encore officiel, et les augmentations désirées par Jean Castex et la RATP ne sont que provisoires puisque, même si les opérateurs sont libres de fixer leurs barèmes d’amende, ces derniers nécessitent quand même quelques étapes de réflexion prévues par le code des transports. Le président de la régie des transports parisiens a cependant tout de même bon espoir que ces nouveaux tarifs soient approuvés suffisamment rapidement, pour entrer en vigueur avant l’été. Il vous reste donc encore quelques mois pour souscrire à un Liberté+ !


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