Avec la crise du logement qui bat son plein, il est difficile d’imaginer qu’en réalité, Paris perd, chaque année, plusieurs milliers d’habitants. Selon l’Insee, en 2025, il sont 18 000 à avoir quitté la Ville Lumière — une tendance qui se confirme et s'accroît chaque année depuis 2012. Mais voilà que cette diminution démographique s’apprête à avoir des conséquences sans précédent : une nouvelle étude publiée par l’Insee le 25 août 2026, révèle qu’en raison de cette baisse de population, la quantité d’actifs pourrait également fortement diminuer d’ici 2050.
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Près de 10 % d'actifs en moins dans la capitale
Entre 2022 et 2050, Paris pourrait perdre 8,1 % d’actifs. Une tendance qui s’applique pas à l’échelle régionale : au contraire, le reste de l’Île-de-France devrait connaître une certaine stagnation voire une légère croissance d’ici à 2039. Le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis seraient les deux départements qui bénéficieraient du mouvement le plus dynamique en matière de population active — respectivement + 3,4 % et + 2,3 % —, notamment en raison d’une natalité élevée.
📢 #Insee #ÎledeFrance : une étude vient d'être publiée ce mardi 25/08, intitulée : «À l'horizon 2050, le vieillissement démographique ferait chuter la population active francilienne» Pour lire notre étude complète, c'est ici : https://t.co/GmLP2633Do #populationactive pic.twitter.com/Y4qV1EOG2r
— Insee Île-de-France (@InseeIdf) August 25, 2026
Une croissance puis une chute brutale
Si en 2022, l’Île-de-France comptait 6,36 millions de personnes présentes sur le marché du travail (en emploi ou à la recherche d’un emploi), selon les prévisions de l’Insee, la région pourrait connaître une baisse à 6,34 millions d’actifs d’ici à 2050. Cette chute conséquente interviendrait après un pic atteint vers 2039, avec 6,50 millions d’actifs franciliens.
C’est entre 2008 et 2022 que la région a connu la plus forte croissance du nombre d’actifs, avec 370 000 nouvelles personnes sur le marché du travail.
