Le prix de l’immobilier baisse enfin à Paris !

undefined 1 décembre 2023 undefined 18h29

Lucie Guerra

Crions victoire, enfin presque ! Les notaires du Grand Paris l’ont officiellement annoncé le 30 novembre dernier : le prix du mètre carré à Paris est enfin passé sous la barre des 10 000€ et il devrait même atteindre les 9760€ d'ici le mois de janvier 2024. Alors si tu es originaire de Clermont-Ferrand, on imagine bien que cette nouvelle va te paraître complètement lunaire, mais pour nous Parisien·nes, c’est absolument exceptionnel (promis, on tente de retenir nos larmes).


Une baisse continue en Île-de-France

La baisse des prix de l’immobilier semble continuer sa route. Si au deuxième trimestre de l’année 2023, les tarifs des logements anciens avaient déjà chuté de 3,1%, au troisième trimestre la baisse est de 5,3%. Pour les appartements et les maisons, le constat est le même, avec des diminutions respectives de 5,3% et 5,4%.

Ce n’est pas qu’à Paris intra-muros qu’un tournant est en train de s’opérer. La petite et la grande couronne voient également leurs prix baisser de 6% et 4%. Et à plus grande échelle, d’autres grandes villes françaises font face à une diminution des prix conséquente, telles que Lyon, Nantes ou encore Rennes.


Les prix baissent, les ventes aussi

Si les prix reculent, les ventes de logements aussi. En août 2023, seuls 955 000 biens ont été acquis, soit une baisse de 17% par rapport à l’année précédente. Le difficile accès aux emprunts bancaires explique en partie cette baisse historique des ventes. « La forte hausse des taux des crédits immobiliers depuis début 2022 rend nécessaire cette baisse des prix pour préserver la capacité d’achat des acheteurs. On observe un net fléchissement de la demande », explique la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) dans sa note de conjoncture du mois de novembre.

Mais justement, avec des prix plus bas et des biens disponibles, la période pourrait être particulièrement favorable aux acquéreurs. Même si « la baisse des prix est encore relativement modeste et loin de compenser la hausse des taux », la FNAIM affirme que l’« on assiste à un changement de cycle et à un rééquilibrage du marché au profit des acheteurs, qui reprennent le pouvoir ».