Ce jeudi 16 avril 2026 sera à marquer d’une croix blanche dans les annales. Ou plutôt d’une croix rouge. En effet, le gouvernement vient d’annoncer la mise en place tant attendue du remboursement de protections réutilisables, faisant de la France le deuxième pays européen à sauter le pas après l'Écosse. Une médaille d’argent dont nous sommes évidemment très fiers, même si on aurait préféré que les choses aillent encore plus loin…
Un sujet enfin détabouisé
Depuis quelques années, les règles et toutes les contraintes sanitaires et financières qu’elles impliquent ont (presque) cessé d’être le sujet tabou par excellence pour enfin basculer dans le domaine public. Et parmi les thématiques premières, l’accès à des protections pour les personnes précaires, et principalement les étudiants. Et après des démarches mises en place par un certain nombre d'universités à travers le pays, comme des distributions gratuites, ou la mise en place de congés menstruels, l’État a lui aussi décidé de sauter le pas. En effet, ce jeudi, les ministres de la Santé (Stéphanie Rist) et de l’Égalité entre les femmes et les hommes (Aurore Bergé) ont annoncé la publication du décret sur le remboursement partiel des culottes et des protections menstruelles réutilisables.
🔴 FLASH : Protections périodiques réutilisables — une révolution sanitaire qui commence à la rentrée
— La Minute Express (@France_Immuable) April 16, 2026
Le gouvernement lance un dispositif inédit : le remboursement des protections menstruelles réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans dès septembre. Une mesure qui vise à…
Une petite révolution pour tous
Dès le mois de septembre 2026 donc, l’Assurance maladie devra rembourser l’achat des protections périodiques en pharmacie. Une mesure prévue dans le budget 2024, puisque votée fin 2023, qui voit enfin le jour, pour le plus grand bonheur des associations et des fabricants, qui commençaient à désespérer. Dans les faits, c’est un quart de la population française qui sera concerné par cette nouvelle mesure, soit la proportion de gens réglés dans le pays. Mais elle ne touchera directement que certains d'entre eux, à savoir les personnes de moins de 26 ans, ainsi que toutes celles qui bénéficient d’une complémentaire santé comme CMU-C, cette fois-ci sans limite d’âge, pour un total de 6,7 millions de personnes. Une excellente nouvelle, puisque, tout le monde en conviendra, personne ne devrait renoncer à sa santé et à son hygiène intime faute de moyens. Cependant, on aurait préféré que, comme en Écosse, cette mesure soit universelle, mais on est peut-être trop gourmands…
Pour lutter contre la précarité menstruelle, l'association "Règles élémentaires" lance une application de géolocalisation des protections périodiques gratuites
— franceinfo (@franceinfo) May 9, 2025
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