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Ce selfie du ranger et des gorilles a fait le tour du monde 

Publié le 23 avril 2019 à 12h00

Modifié le 24 avril 2019 à 11h59

par Juliette Darmon Martinet

Deux gorilles femelles prenant la pose d’un air décontracté apparaissent sur le selfie de ce garde forestier congolais. Cette photo a permis au parc national des Virunga, situé dans l’Est de la République démocratique du Congo, de gagner en notoriété.


Ces deux femelles vivent dans un orphelinat depuis leur naissance, après avoir été séparées de leurs parents. Pour ces rangers, cette photo ne fait qu’illustrer un « jour de travail comme les autres ». Pour les internautes pourtant, cette photo n’est pas passée inaperçue, et une pluie de commentaires, pour la plupart émouvants, s’est abattue sur les réseaux sociaux. On peut notamment lire « C’est une magnifique photo. Merci de l’avoir partagée », « On dirait que tu es avec ton équipe au quartier »...

Ce cliché surprenant et partagé plus de 20 000 fois amuse mais montre cependant une dure réalité et une bien triste histoire. Mathieu Shamavu, le garde forestier au premier plan, fait partie de ces rangers qui luttent contre le braconnage. Il a notamment sauvé ces deux gorilles quand ils n’avaient que quelques mois, alors que leurs parents avaient été tués par des braconniers, cherchant à voler des petits pour les vendre comme animaux de compagnie en Asie, explique FranceInfo. Ils ont ensuite été élevés dans un centre pour gorilles orphelins, le sanctuaire Senkwekwe, au sein du parc national. Ces deux femelles prennent ces rangers pour leurs parents et tentent de reproduire leurs faits et gestes. « Ils imitent les humains » explique le directeur adjoint à la BBC. « C’est très curieux de voir comment un gorille peut imiter un être humain et se tenir debout. »

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le travail du garde forestier est popularisé sur les réseaux sociaux. Une photo de lui câlinant un gorille avait été sélectionnée par le magazine National Geographic dans un concours mondial de photos amateurs.

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Dans ce vaste domaine vieux de près d’un siècle et s’étendant sur environ 8000 km2, on trouve des centaines d’espèces animales différentes et 600 rangers, travaillant à la protection des ressources naturelles du lieu et des populations locales. Mais les stars locales restent les gorilles et le travail des rangers est précieux. Plus d’un tiers de la population mondiale de ces animaux en danger critique d’extinction sont abrités dans le parc.

Les rangers sont également en danger et ne peuvent tout contrôler. Récemment, deux rangers du parc ont été tués le 7 mars et le 3 avril derniers. L’un suite à un incident avec des animaux sauvages, l’autre après une attaque sur une position des gardes. En 2018, cinq gardes ont perdu la vie et 175 au cours de ces vingt dernières années.

Un métier à risques pour protéger ces animaux sauvages en voie de disparition, qu’on ne peut qu’admirer !

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Explosion de couleurs à Marseille avec la nouvelle expo du Mucem dédiée à Hervé Di Rosa

Publié aujourd'hui à 15h00

par Maria Sumalla

Avis à tous·tes les féru·es d’art contemporain : un shot vitaminé s’empare du Mucem pour les beaux jours à Marseille, avec une nouvelle exposition qui met à l’honneur les œuvres de l’artiste et peintre originaire de Sète Hervé Di Rosa. Un parcours aussi coloré que poétique, qui nous fait voyager à travers une sélection de pièces de la collection du Mucem mêlées aux créations signées Di Rosa. À découvrir jusqu’au 1er septembre !


Un air de famille façon Hervé Di Rosa 

Artiste globetrotter et inventeur de l’art modeste, qui transcende les cultures, brasse les formes, mélange les codes artistiques, Hervé Di Rosa a su tout au long de sa vie d’artiste sublimer les couleurs et les matières, impactant ainsi la scène artistique contemporaine. Curieux de tout et porté par le vif désir de parcourir le monde, l’artiste façonne la matière et la couleur, toujours en collaboration avec des artisan·es locaux·les, et ce où qu’il soit. Une façon de voir l’art et l'artisanat qui l’a mené au début des années 2000 à créer dans sa ville natale le Miam, le Musée international des Arts Modestes

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Dans sa nouvelle exposition Hervé Di Rosa, Un air de famille, le Mucem invite donc l’artiste à choisir des pièces parmi les collections du lieu, pour créer autour d’elles une pièce complémentaire en écho. Au total, près de 190 pièces sont donc exposées au cœur d’une scénographie fluide et libre, avec 120 objets issus du Mucem et une soixantaine d’œuvres présentées par Hervé Di Rosa, aux côtés de nombreuses figurines de sa collection personnelle et des appelants de chasse en bois sculptés et peints par son père, Marius Di Rosa. 


190 œuvres en communion

Le parcours artistique se sépare en une quinzaine d’îlots, chacun livrant une histoire entière interprétable de 1 001 façons différentes. Parmi les installations, on retrouve notamment trois panneaux sculptés – réalisés sur les hauts-plateaux de l'Adamaoua, dans l’ouest du Cameroun – aux côtés d’un manège forain en forme de poisson ; une échelle faite de jougs de bœuf collectés dans les régions de France par les ethnographes du musée, jouant des coudes avec une vache en résine peinte par Hervé Di Rosa ; ou encore un long fusil de chasse de presque 4 mètres présenté dans un nuage d’oiseaux en bois sculpté. 

Hervé Di Rosa Mucem MarseilleHervé Di Rosa, mars 2025, Mucem © Julie Cohen / Mucem

Mais évidemment, ce n’est pas tout. Pour cette exposition exceptionnelle dans la cité phocéenne, Hervé Di Rosa a aussi réalisé des œuvres dépeignant Marseille et ses habitant·es, non sans rappeler les paysages familiers de Sète. Les Marseillais·es sont donc exposé·es dès l’entrée, en relief sur une grande sculpture en papier mâché de 7 mètres de haut, mais aussi au cœur du parcours sur une grande toile peinte et dans une série de plaques en métal découpé de 4 mètres sur 3, un hommage à Rudy Ricciotti, architecte du bâtiment J4 du Mucem. 

Vous l’aurez donc compris, entre œuvres monumentales, voyages poétiques et couleurs pop, cette exposition s’apprête à égayer le printemps et l’été marseillais comme il se doit !


Hervé Di Rosa, Un air de famille

Mucem 
1, esplanade J4 – Marseille 2e
Du 12 mars au 1er septembre 2025
Plus d’infos et billetterie


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