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Une super lune bleue va illuminer le ciel de Paris ce soir

Publié le 19 août 2024 à 18h00

par Rachel Thomas

Lors de cet événement, notre satellite naturel apparaîtra bien plus grand et lumineux que d’habitude. Ce phénomène rare se produit lorsque la pleine lune coïncide avec l’un des points les plus proches de la Lune par rapport à la Terre, la rendant jusqu’à 14 % plus grande et 30 % plus brillante dans le ciel. Imaginez la Lune, habituellement distante de 384 400 km, s’approchant à "seulement" 363 000 km de nous. De quoi offrir une vue spectaculaire, surtout pour les photographes et astronomes en herbe. 

Pourquoi parle-t-on de « Lune bleue » ?

Ce terme ne se réfère pas à une couleur, mais à l'expression anglaise « Blue Moon », utilisée lorsqu’un mois comporte deux pleines lunes, ce qui arrive environ tous les deux à trois ans. La dernière fois « super Lune bleue », a eu lieu en août 2023, laissant place à des images spectaculaires.

En réalité, cette super Lune aura une teinte plus orangée que bleue, surtout lorsqu’elle sera basse à l’horizon. Un effet similaire à celui des couchers de soleil, causé par la diffusion de la lumière à travers l’atmosphère.

Où profiter du spectacle ?

Pour éviter toute pollution lumineuse, direction les parcs et jardins de la capitale comme les Buttes-Chaumont, le parc Montsouris ou les quais de Seine. Pensez à laisser vos mirettes s’habituer à l’obscurité pendant une petite demi-heure. Les plus grands explorateurs pourront opter pour des jumelles ou un télescope.

Encore 3 super lunes

Si vous aimez admirer les merveilles du ciel nocturne, ne manquez pas cette troisième pleine lune de la saison, la première d'une série de quatre super Lunes qui illumineront l'année 2024. Un spectacle à ne pas rater, qui vous laissera des étoiles plein les yeux (ohohoh). 

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

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Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique !