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Vacances d'été et voyages en 2021 : voici ce qui nous attend

Publié le 30 mars 2021 à 11h49

Modifié le 30 mars 2021 à 15h05

par Zoé Stene

On ose à peine en rêver, on se contente de les fantasmer... les vacances d'été sont dans un coin de notre tête et c'est certainement ce qui nous empêche de tous sombrer. Voyages, masques, gestes barrières, couvre-feu, terrasses : quelles sont les mesures envisagées ? Voici quelques clés pour imaginer comment pourrait se dérouler notre été.

 
Une vaccination qui progresse...

Mais qui ne sera pas suffisante selon Catherine Hill, épidémiologiste : « La situation va s’améliorer avec la vaccination. Mais j’ai bien peur que ce ne soit pas suffisant pour qu’on vive normalement. » Tout en précisant à nos confrères de L'Obs que « nous n’aurons pas vacciné la moitié de la population d’ici l’été. Même en ajoutant les quasi 17% de Français immunisés parce qu’ils ont eu la Covid-19, la couverture vaccinale n’est pas suffisante ». Pour d'autres, en revanche, l'immunité collective pourrait être atteinte dès le 14 juillet, jour de fête nationale (coïncidence ? Je n'pense pas). Utopie ou réalité ? Seules les restrictions sanitaires à venir nous le diront. Ce qui semble probable, c'est que nous ne sommes pas prêts de pouvoir nous passer des gestes barrières et autres distanciations.

 
Des voyages encadrés

Devra-t-on montrer patte blanche pour circuler pendant les vacances ? Ce dimanche 28 mars, le commissaire européen en charge des vaccins Thierry Breton a annoncé que les 27 pays membres de l’Union européenne avaient validé le lancement du certificat sanitaire européen. Il prendra la forme d’un document papier ou numérique, au choix, et comportera : « Votre nom, votre date de naissance, le numéro de votre passeport certifié avec le QR code, le fait que vous ayez été vacciné ou non, le type de vaccin et si vous avez été porteur de la maladie. » Celui-ci sera mis en ligne mi-juin sur le site du ministère de la Santé et pourrait nous permettre de voyager dans toute l’Europe sans problème cet été.

 
Un couvre-feu à 22h ?

Interrogé par nos confrères de Sortir à Paris, Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, imagine un couvre-feu à 22h cet été : « La mesure a montré son efficacité, elle permet de freiner les comportements à risques ». Et de rappeler la nécéssité de poursuivre les gestes barrières.


Maryland. Thunderbird Motel, Bel. American Hotel Swimming Pools From the 1950s and 1960s. © Alton

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Métro : bientôt des amendes encore plus chères pour lutter contre la fraude

Publié aujourd'hui à 07h30

par Clémence Varène

50€. C’était, jusqu’à présent, le prix d’une amende dans le métro, le RER ou le bus en cas d'absence de titre de transport. Une somme assez importante, qui représente tout de même 20 à 25 trajets en fonction du mode de déplacement choisi. Pourtant, pour Jean Castex, président de la RATP, c’est loin, très loin d’être suffisant pour lutter contre les fraudeurs beaucoup trop présents à Paris et ses alentours.


Tout contre la fraude

Ces derniers mois, faire la guerre aux personnes qui voyagent sans payer leur titre de transport est devenu l'objectif numéro 1 des différentes sociétés de transport franciliennes. D’un côté, Île-de-France Mobilités (IDFM), avec à sa tête Valérie Pécresse, qui entend bien diviser le nombre de fraudes par deux en 2025, faisant passer le taux de 8 à 4%. Pour cela, elle a mis en place une opération massive de "contrôle continu" sur les lignes de métro, bus, RER ou encore tram les plus concernées par le phénomène.

De l’autre, la RATP, qui vient d’annoncer se lancer dans la même guerre par un autre biais, celui de l’argent. Un argument de poids, qui devrait passer par une augmentation assez conséquente du prix des amendes. Pour faire simple, Jean Castex a annoncé 20€ de plus à payer pour tous les fraudeurs, soit 70€ si la prune est payée directement sur place au moment du contrôle, et jusqu'à 120€ si elle est payée à retardement. Pour rappel, selon les données de la RATP, près de 60% des voyageurs verbalisés payent immédiatement.


Des mesures urgentes

Mais alors pourquoi, d’un coup d’un seul, mettre les bouchées doubles pour endiguer le phénomène ? Tout simplement parce qu’à l’heure actuelle, ces petits chenapans qui aiment escalader les tourniquets ou rentrer dans le bus par la porte arrière coûtent chaque année la coquette somme de 700 millions d’euros à IDFM, soit quasiment le double de ce que l’on constatait il y a une dizaine d’années à peine. Des fraudeurs particulièrement présents dans les bus et les trams, dépourvus de tourniquets à l’entrée, où seront donc concentrés les contrôles.

Pour l’instant, cependant, rien n’est encore officiel, et les augmentations désirées par Jean Castex et la RATP ne sont que provisoires puisque, même si les opérateurs sont libres de fixer leurs barèmes d’amende, ces derniers nécessitent quand même quelques étapes de réflexion prévues par le code des transports. Le président de la régie des transports parisiens a cependant tout de même bon espoir que ces nouveaux tarifs soient approuvés suffisamment rapidement, pour entrer en vigueur avant l’été. Il vous reste donc encore quelques mois pour souscrire à un Liberté+ !


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