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6 romans graphiques à emporter avec vous cet été

Publié le 19 mai 2021 à 14h40

Modifié le 25 mai 2021 à 16h51

par Manon Merrien-Joly

Plus épais qu'un livre classique, le roman graphique rapproche le dessin d'une forme d'écriture. Son récit retrace une expérience intime, parfois autobiographique mais toujours universelle, qui témoigne d’un fait d’histoire ou de société. La maison d'édition Casterman a édité une sélection de six romans graphiques incontournables d'auteurs majeurs à dévorer cet été entre deux randonnées ou bien calé sur sa serviette. Au programme : des questionnements sur notre place sur terre, une histoire d'amour adolescente, une des féministes les plus célèbres de l'histoire et un conte qui nous transporte à mille lieux d'ici. Vous nous suivez ?

Habibi de Craig Thompson

Vous avez aimé La source des femmes (Radu Mihaileanu, 2011) et les Mille et une nuits ? Vous allez adorer Habibi. Ce roman graphique de Craig Thompson retrace les aventure d'une jeune femme vendue à son mari alors qu'elle vient tout juste de quitter l'enfance. Elle parvient à s'enfuir et se réfugie, avec un petit garçon sur une épave de bateau échouée en plein désert. Ensemble, dans des décors nimbés de magie, ils vont grandir en s’efforçant autant que possible de se protéger de la violence et de la dureté du monde, au rythme des contes, mythes et légendes racontés par la jeune femme. 

©Margaux Rol

En savoir plus

Olympe de Gouges de Catel et Bocquet 

Marie Gouzes, mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après a choisi ensuite de vivre librement sous le nom d'Olympe de Gouges : Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, elle côtoie la plupart de ceux qui laisseront leur nom dans l'histoire de la Révolution française : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Condorcet, Desmoulins, Marat, Robespierre... Un incontournable pour découvrir les aventures de l'une des féministes les plus célèbres de l'Histoire.

©Margaux Rol

Prendre refuge de Zeina Abirached et Mathias Enard

Prendre refuge, ce sont deux récits entremêlés comme on les aime, entre Bâmyân au Pakistan et Berlin. En 1939 en Afghanistan, une voyageuse européenne tombe amoureuse d’une archéologue, alors que la radio annonce le début de la Seconde Guerre mondiale. En 2016, à Berlin, Karsten, jeune homme passionné d'Orient, rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s’éprend, malgré leurs différences.

©Margaux Rol

Une soeur de Bastien Vivès

Comme chaque été, Antoine, 13 ans, passe des vacances sans histoire au bord de la mer, avec ses parents et son petit frère. Un jour, une amie de sa mère les rejoints, accompagnée d'Hélène, sa fille de 16 ans. Au contact de son aînée, le jeune garçon quitte peu à peu l'enfance pour s'ouvrir au monde troublant des adolescents.Un premier amour troublant, le temps d'un été qui nous rappelleront Call me by your name (Luca Guadagnino, 2017) ou Eté 85 (François Ozon, 2020). 

©Margaux Rol

Blue de Kiriko Nananan 

Blue est un roman graphique minimaliste qui se dévore en une après-midi, à l'ombre d'une après-midi un peu trop chaude. Kiriko Nananan nous raconte une histoire d'amour mélancolique entre deux lycéennes, leurs tourments adolescents et nous emplit d'une bouffée de nostalgie.

©Margaux Rol

Un ciel radieux de Jirô Taniguchi
Après un accident de la route, un homme se réveille dans le corps de sa victime. Empreinte de spiritualité, une exploration poétique de l'identité et des relations humaines, comme une possibilité, au-delà de la mort, de dire enfin aux membres de sa famille et à ses amis, ces « proches si lointains », tout ce qu'on aurait dû leur confier au lieu de laisser la vie nous emprisonner dans un rôle. Des décors sublimes, un questionnement existentiel, existe-t-il meilleur combo pour l'été ?

©Margaux Rol

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On sait enfin ce qui va remplacer la Fnac des Champs-Élysées

Publié aujourd'hui à 09h30

par Clémence Varène

Début 2025, c’était un petit fiasco qui se déroulait sur la plus célèbre avenue du monde. Et pour cause, alors que la mythique Fnac locale organisait une immense braderie sur une semaine pour écouler ses stocks avant sa fermeture, elle a été obligée de tirer le rideau plus tôt que prévu, face à la foule en délire. Une tragédie pour la compagnie culturelle, qui a dû dire au revoir précipitamment. Une aubaine pour le magasin voisin, qui s’est aussitôt positionné pour récupérer l’exploitation des locaux… et vient d’obtenir gain de cause. Mais alors, qu’est-ce qui remplacera les vinyles, les BD et les jeux vidéo ?


Adieu la culture

Depuis quelques années maintenant, on le sait, les Champs-Élysées tournent le dos à la culture, pour se tourner vers des établissements plus à même de répondre aux demandes de la population locale, soit des touristes (un peu riches), des touristes (riches) et des touristes (très riches). Des masses de personnes qui se déplacent afin de pouvoir faire leur shopping sur cette avenue mythique et s’exposer sur les réseaux.

C’est donc sans grande surprise que l’on apprenait il y a quelques jours que ce sera bien le magasin Zara situé juste à côté de la porte de la Fnac (et donc au-dessus, puisque celle-ci était en sous-sol) qui reprendra l’usage de ces locaux. En effet, dès l’annonce de la fermeture, le nom circulait, et vient d’être officiellement confirmé le 28 mars par la commission chargée d’étudier les différents projets.


L’un des plus grands flagships du monde

En reprenant le local, qui était occupé depuis 1997 par la Fnac, l’enseigne espagnole réalise un coup de maître, qui lui permet de presque doubler sa surface de vente, passant ainsi de 2 300 à 4 300 m². Une sacrée prouesse, qui permet à l’adresse des Champs-Élysées de devenir instantanément l’une des plus grandes de la marque au monde. De belles heures de shopping en perspective pour ceux qui apprécient les enfers…

Et même si l’on entend bien que, pour des raisons financières, seul un groupe de la taille et du poids de Zara puisse se payer un tel loyer dans ce coin de la capitale, on regrette tout de même que la lumière soit une fois de plus lancée sur la fast-fashion et la surconsommation. À quand une cotisation nationale pour installer une immense librairie indépendante sur les Champs ? Ça, c'est un beau projet, non ?


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