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À l’âge de 35 ans… le hashtag qui fait marrer toute une génération

Publié le 23 mai 2018 à 15h06

Modifié le 23 mai 2018 à 16h54

par Manon Merrien-Joly

En janvier dernier, le site d'information économique Market Watch publiait un article intitulé "A quoi vos finances doivent ressembler lorsque vous avez 30 ans" et relayait les recommandations de la compagnie américaine de placements Fidelity Investment, qui préconise d'avoir « économisé deux fois son salaire à 35 ans ». Il n'en fallait pas plus pour que Twitter s'enflamme. Voici un florilège des plus belles réponses.


Des références sarcastiques au plein emploi et au coût de la vie à l'époque des baby-boomers, on est plutôt rassurés concernant la suite. 

« à 35 ans tu devrais avoir perdu au moins deux fois toutes tes infos les plus importantes en oubliant de faire les sauvegardes de ton ordi »

« Sérieusement, à quoi correspond le mot "retraite" dont les gens parlent constamment ? »

« À 35 ans, tu devrais posséder une énorme boîte de câbles, sans pouvoir les jeter parce que tu es pratiquement sûr(e) que tu auras besoin de certains mais tu n'es pas sûr(e) desquels »

« Plan de retraite pour les millennials :
1. Inventer une machine à remonter le temps.
2. Retourner en 1955, à l'heure où davantage de mortels pouvaient se payer une maison.
3. Revenir en 2018 et vendre la maison pour 50x son prix.
4. Répétez jusqu'à ce que vous puissiez payer un loyer et une couverture maladie en 2018. »

« À 35 ans, vous êtes sensés posséder un vide-poches plein de clés USB que vous êtes réticents à jeter, puisque vous ne savez pas ce qu'elles contiennent mais d'un autre côté, vous êtes aussi réticents à les jeter étant donné... que vous ne savez pas ce qu'elles contiennent »


Bon gré, mal gré, Market Watch s'est emparé de l'engouement et a surfé sur les moqueries en publiant un autre article : "Vous voulez rendre fous les millennials ? Dites-leur d'économiser pour la retraite".

Et d'après vous, qu'est-ce qu'on doit avoir absolument à 35 ans ?

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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