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La trend TikTok hyper gênante du NPC expliquée aux boomers

Publié le 3 janvier 2024 à 15h57

Modifié le 3 janvier 2024 à 19h00

par Raphaël Fenouillard

Mais vos gosses adorent. En toute honnêteté, même si j’ai répondu « oooooh » au 5e ado à qui je demande une explication, tout n’est pas encore très limpide pour mon cerveau étriqué de personne ayant connu le Big Mac dans une boite en polystyrène.

Avant toute chose, il faut vous montrer de quoi il s’agit. 

Nous allons expliquer le phénomène en 3 degrés différents. L’explication littérale du millennial, avec ses mots. Ensuite, la façon dont il interprète cet enchainement de non-sens, pour enfin tenter une explication et analyse claires de ce mouvement qui ferait passer la Tektonik pour une invention de Beethoven. 

L’explication de l’ado 

« Ouais c’est simple tu vois c’est un tiktoker trop éclaté qui fait un facecam et imite des NPC. En contre-tipar il get des Gifts genre des glaces ou des gouttes d’eau, mais en vrai ce bail c’est une dinguerie, ils se font grave la moula », Pablo, 15 ans. 

En illustration : Jawad, le logeur de Daesh, qui, sans le sous, se voit obligé de faire ça dehors. Big up aux gens qui le croisent et ont appelé le 17. 

L’explication, plus rationnelle

Dans un jeu vidéo, il y a ce qu’on appelle des PC, et des NPC. Le Playable character c’est donc le personne qu’on incarne, et le Non Playable character, celui contre lequel on se bat, ou qui peut au contraire nous aider en nous proposant des quêtes secondaires, ou alors d’acheter de la vie, ou tout simplement un passant qui se balade dans les rues de GTA sur lequel on peut tirer dessus ou écraser avec un Hummer. Étant donné que les jeux vidéos, même si ils sont très avancés, ne permettent pas de reproduire à l’identique les mouvements humains, les premiers NPC des jeux vidéos des années 2000 qui bougent et parlent d’une manière robotique sont devenus un peu désuets et marrants au fur et à mesure de l’évolution technologique. Pour cette raison, des gens ont commencé à imiter les NPC dans des vidéos virales. Jusque-là, même ma mère arriverait à suivre avec un bon Power Point bien gaulé. Seulement depuis quelques mois, ça se complique.

Il faut savoir une deuxième chose : sur TikTok, on ne gagne pas que de l’argent avec les placements de produit. Ceux-ci sont même en train de se casser la gueule à cause de Booba. Qu’à cela ne tienne, le réseau social chinois a tout prévu : des gens peuvent acheter des récompenses virtuelles, en forme de glace, de goutte d’eau, ou que sais-je, pour rémunérer leur influenceur préféré. 

Pourquoi, me demanderez-vous ?

Je ne saurais répondre à cette question. Pour ceux qui comme moi ont connu le club Dorothée, c’est un peu la même chose que de payer une carte de membre 150 francs juste pour voir une fois par an son nom inscrit en tout petit et le voir passer rapidement à la télé pendant une horrible chanson, alors que ta mère gueule pour partir parce que t’es en retard. Bref, en forçant son idole à avoir l’air d’un guignol pendant deux heures pour une récompense TikTok de quelques centimes taxée à 50% par la firme chinoise, le millennial montre qu'il existe dans un monde qui va compter bientôt 10 milliards de personnes. Et c’est tout. 

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par Clémence Varène

Alors qu’il y a quelques mois encore, le service vélib était souvent considéré comme chaotique, il semblerait que les JO, et les nombreux efforts mis en place par la société à cette époque, aient permis d'insuffler une nouvelle dynamique au fonctionnement du groupe, qui ne compte visiblement pas s’arrêter en si bon chemin. En effet, Sylvain Raifaud, le président de l’Agence métropolitaine des mobilités partagées (ex-SAVM), vient d’annoncer la mise en place d'un bon nombre de places supplémentaires !


Fini les galères ! 

On le sait, trouver un endroit où accrocher son Vélib' après un trajet, c'est souvent la pire des galères. Dans certains quartiers, impossible de trouver une seule place disponible à moins de 15 minutes à pied de son point de chute. Heureusement, grâce à cette nouvelle mesure, les choses pourraient changer plus vite que prévu, puisque la société de gestion de vélos en libre-service vient d’annoncer la création de 1500 nouvelles bornes, réparties dans différentes stations.

L'objectif est simple : préparer l’été en agrandissant environ une centaine de stations d’ici là. En sélectionnant les arrêts les plus fréquentés dans chaque arrondissement, Sylvain Raifaud espère limiter le moment de saturation des stations, et arriver à une moyenne de « seulement 5 % de stations vides ou pleines ». Une mesure qui vient s’ajouter à la régulation constante menée par les équipes de L’Agence et Smovengo, qui passent leur temps à sillonner Paris et ses environs pour redistribuer les vélos. Et visiblement, tous ces efforts ne sont pas vains, puisqu’ils sont passés d’une moyenne de 150 stations fréquemment vides l’année dernière à seulement 60 ces derniers mois.


De plus en plus d’utilisateurs

Cette décision tombe à pic, alors que le nombre de courses quotidiennes s’apprête à atteindre les 200 000, selon les estimations du groupe. Et ça risque de ne pas s’arrêter là, puisqu’ils espèrent très prochainement franchir le cap des 500 000 abonnés, dont les deux tiers en formules payantes (soit V-Max et V-Plus, et non pas juste l'abonnement gratuit V-Libre où l’on paye seulement ces trajets, le Liberté+ du Vélib).

Quoi qu’il arrive, ces nouvelles régulations sont un défi de plus pour la société, dont on espère très sincèrement qu’elle arrivera à les surmonter, parce que 1) Vélib', c'est vraiment très pratique, mais 2) passer des heures à chercher un vélo ou une place, c’est quand même moins sympathique. Quoi qu’il en soit, on est tous derrière la société, qui arrive à mi-parcours de son contrat signé en 2017 avec la mairie de Paris, et qui prendra fin en 2032. En espérant que toutes ces mesures leur permettent de renouveler le bail !


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