Deux mois après le décès brutal de Paul Varry, les réunions entre les associations de cyclistes de la capitale et les élus de Paris se multiplient, pour mettre en place des solutions durables, efficaces et sécurisées. En ligne de mire, revoir la circulation au niveau des axes et carrefours les plus dangereux de la capitale. Et ce jeudi, après un énième rendez-vous, un plan d’action a été proposé par la mairie, la préfecture de Paris et des assos. On vous explique tout ça.
La sécurité au premier plan
Il y a quelques semaines, les plus grosses associations de pédaleurs de Paris, comme Vélo en Selles, dressaient un constat alarmant. Selon elles, la capitale compte plus de 200 axes et carrefours dangereux pour les adeptes de la petite reine. En cause, la plupart du temps, un manque de signalisation et d’aménagements spécialisés. La ville s’était alors engagée à étudier cette carte et à proposer des solutions rapidement.
#paris 22 secondes d’une vélorue accidentogène @ParisEnSelle @LCyclable
— Francis Fichot @francisfichot.bsky.social (@FrancisFichot) December 16, 2024
entre l’av. Parmentier et le bd Jules Ferry. Les raisons : flux vitesse, largeur de la voie, voitures stationnées pour livraison… pic.twitter.com/geYdUoHvgi
Et il semblerait que, pour une fois, la promesse soit tenue, puisque le 12 décembre, la ville a dévoilé un certain nombre de décisions. En premier lieu, un travail collaboratif avec des échanges d’informations, de statistiques et d’indicateurs pour essayer de comprendre la raison des accidents. Au total, c’est un budget de 50 millions d'euros qui a été débloqué sur l’année 2025-2026, dédié à l’aménagement d’une trentaine d’axes, considérés comme les plus dangereux.
Des contrôles renforcés
Autre grand projet mis en lumière jeudi dernier, le renforcement des équipes de sécurité directement dans les rues de Paris. Une action préventive, qui passera notamment par la multiplication des verbalisations, afin de protéger les usagers les plus vulnérables, à savoir les piétons et les cyclistes. Car si on a déjà vu une voiture écraser quelqu’un adepte des mobilités douces, le contraire nous étonnerait un peu.
"Respectez au minimum les règles, elles ne sont pas faites pour embêter le monde mais pour notre propre sécurité." Sebastien est agent à la Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection (DPSP) et son outil de travail, c'est le vélo ! pic.twitter.com/5PrbNeJ8f1
— Paris (@Paris) November 28, 2019
Les forces de police seront également beaucoup plus sollicitées au niveau des endroits jugés les plus à risque. Ils seront là pour aider à la bonne entente entre les différentes personnes présentes, mais aussi pour faire de la prévention, et éduquer certains usagers qui présentent clairement des lacunes au niveau du code de la route. On attend de voir tout ça avec impatience.