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Pourquoi c\'est cool de faire la queue pour tout à Paris ?

Publié le 19 octobre 2018 à 16h45

Modifié le 19 octobre 2018 à 18h41

par Morgane Espagnet

À Paris, on vit des galères en tout genre, on le sait. Mais au Bonbon, on aime positiver et on a décidé de tourner toutes vos galères en avantages ! Après le "pourquoi c'est cool de vivre dans un mini appart' à Paris", on a décidé de vous faire changer d'avis sur la galère des files d’attente, légion dans la capitale.

Parce que oui, disons-le clairement et sans détour, c’est énervant de faire 1h de queue pour recharger sa carte Navigo le 1er de chaque mois, de faire la queue pour aller au cinéma, pour aller au resto, pour aller voir cette super expo que tout le monde veut voir. Pas une activité à Paris sans qu'il faille faire la queue et attendre, attendre encore. Mais pas de panique, respirez un bon coup et découvrez les points positifs à faire la queue pour tout et n'importe quoi à Paris

On peut arriver en retard au travail sans problème

Parce que oui, tous les 1er de chaque mois c’est la même chose, vous avez ENCORE oublié de charger votre carte Navigo ! Alors voilà, vous êtes coincé dans une lonnnngue file d’attente de plus de 30 minutes et vous êtes en retard, une fois de plus. Par chance, votre patron lui aussi sera en retard ! Donc no stress, vous êtes en retard et c’est normal à Paris, tout le monde est en retard !

© Allociné


On peut appeler mamie

Vous êtes bloqué dans cette interminable file d’attente devant le ciné donc autant en profiter ! Vous avez 25 minutes devant vous pour trier vos vieux mails, lire vos textos et pourquoi pas appeler mamie ? Tient ça fait combien de temps que vous ne l’avez pas appelée ? On ne vous félicite pas…

© Tous Bénévoles

On peut discuter avec les gens

« Oh tiens, il a l’air super bon ce petit jus de carotte bio ! Vous l’avez acheté où ? » Voilà une bonne raison pour faire de nouvelles connaissances, discuter et partager des moments sympas avec de parfaits inconnus. Parce que oui, faire la queue pour aller chercher un croissant à la boulangerie trop bonne du dimanche ou pour rentrer dans le musée, ça rapproche.

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On peut regarder sa série préférée

Bah quoi ? Il n'y a pas de bon ou de mauvais moment pour regarder sa série. Parfois, un seul épisode suffit pour vous faire sombrer dans l’addiction. Vous avez une fâcheuse tendance à dévorer très rapidement les séries et d’un coup, paf, vous ne pouvez plus vous en passer. On vous retrouve accroché à votre écran dans le métro, pendant la pause déj’ et bien sûr dans la queue. Évitez tout de même de regarder un épisode sur Napflix, vous risquez de vous endormir en pleine file d'attente et vous faire sucrer votre table au dernier resto tendance !

© Positivr


On peut ENFIN lire un livre

Votre quotient intellectuel fond à vue d’œil, complètement submergé par la bière et les relents de nuits trop courtes. Quoi de mieux que vous replonger dans un bon livre ? Oui, on parle bien de ce vieux truc qui traîne depuis des mois sur votre table de chevet ! Eh bien maintenant vous pouvez enfin le dévorer en faisant la queue pour aller à la cantine.


On peut faire du sport

« Non, moi je fais pas de sport j’ai pas le temps. » Plus d’excuse maintenant. Écoutez cette petite voix qui vous susurre « ressaisis-toi » et profitez de la file d’attente devant l'entrée de la salle de concert pour faire une petite série de squats (ça fait pas de mal !). Et bonus, si vous faites ça pendant la file d'attente du matin devant les machines du pass Navigo, vous n’aurez plus besoin de café en arrivant au bureau, le sport vous aura suffisamment requinqué ! D’ailleurs si vous avez envie de tester des sports WTF à Paris, c’est par ici !

© squat challenge


On peut méditer

Votre tête est comme un moteur en surchauffe après une journée de travail éreintante. Vous avez envie d’un moment de détente, qui vous fera oublier votre patron tyrannique ? Profitez des 40 minutes d’attente du vendredi soir dues au retard de vos potes parisiens coincés au boulot pour méditer et faire le point sur votre vie. Fermez les yeux, respirez calmement et profitez du moment présent pour faire le vide dans votre tête. Ça va tout de suite mieux !

© JadeB


Et si faire la queue vous exaspère toujours autant, vous pouvez retrouvez nos astuces pour ne ne plus (jamais) faire la queue à Paris.

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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