Ce mercredi 2 avril au matin, Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris en charge de la végétalisation de l’espace public, de la biodiversité et de la condition animale, a dévoilé le contenu du tout nouveau programme d'aménagement végétal de la ville, qui sera voté lors du prochain Conseil de Paris, le 8 avril prochain. Un plan qui devrait s’étendre de 2025 à 2030, et qu’on vous résume ici dans les grandes lignes.
La faune au cœur des préoccupations
Premier point majeur de cette nouvelle concertation : « défendre le vivant, à Paris et au-delà ». Pour cela, le plan prévoit notamment l'installation de plus de 500 m de haies minimum par arrondissement, parfois des kilomètres là où l’implantation des monuments le permet. Le but est simple : multiplier les habitats et refuges naturels pour permettre à la petite faune de Paris, comme les oiseaux, de se développer et d’évoluer dans un environnement propice. Cours d’immeubles, parcs, places, jardins, aucun espace n’est oublié, pour multiplier au maximum les plantations. Des mesures qui passeront notamment par la végétalisation massive de 500 rues implémentée lors de la dernière votation citoyenne.
Des touches de bleu
Selon les dires de l’élu, l’eau est également l’un des points fondamentaux de ce nouveau plan. En effet, la mairie entend bien multiplier les points d’eau, en installant par exemple de nombreuses mares dans les parcs et jardins de la Ville Lumière. De la même manière, les berges de Seine seront réaménagées autant que possible, c'est-à-dire imperméabilisées et végétalisées, pour les rendre plus vertes et plus agréables. Enfin, dernier point, et non des moindres, Christophe Najdovski a annoncé rien de moins que la création d’une nouvelle rivière au cœur du bois de Vincennes. Et si on n'imagine qu’elle ne sera pas de taille à rivaliser avec la Seine, on trouve tout de même le projet plutôt intéressant.
Une politique d’ensemble
Plus généralement, la mairie de Paris entend bien faire du combat pour la biodiversité une véritable ligne directrice, en intégrant cette nouvelle dimension à sa politique d’ensemble. Pour cela, le plan prévoit la mise en place d’une empreinte biodiversité, qui sera calculée sur le même modèle que l’empreinte carbone. Toutes les dépenses identifiées comme défavorables seront alors réorientées vers d'autres projets plus en cohérence avec la politique de la ville. Au total, ce sont pour l’instant 84 mesures qui ont été imaginées dans tous les arrondissements de Paris. Reste à savoir si le Conseil de Paris votera pour la mise en place de ce plan la semaine prochaine.