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Sexe : ce que font vraiment les Français·es en 2026

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Rachel Thomas


En 2026, la sexualité des Français·es avance à petits pas, tiraillée entre libération assumée et vieux réflexes bien ancrés. On parle plus de plaisir, on ose davantage nommer ses envies, mais dès qu’il s’agit de les vivre vraiment, les doutes, les non-dits et les frustrations s’invitent encore sous la couette. Entre curiosité grandissante, routines qui s’installent et tabous qui résistent, la vie sexuelle hexagonale ressemble à un terrain en pleine mutation… pas toujours très lisible. Pour prendre la température, Adam & Eve a ausculté nos habitudes, nos fantasmes et nos contradictions dans son Sex Report 2026. Spoiler : le désir est bien là, mais il ne fait pas toujours ce qu’on attend de lui.


Une majorité satisfaite… mais pas tous épanoui·es

Bonne nouvelle : 72 % des Français·es se disent satisfait·es de leur vie sexuelle. Moins réjouissant : 28 % expriment une vraie insatisfaction. Côté fréquence, le grand écart est réel : près d’un tiers fait l’amour plusieurs fois par semaine, tandis que 16 % n’ont aucune activité sexuelle.

La masturbation reste, elle, un pilier du bien-être intime. 85 % des hommes et 65 % des femmes la pratiquent, principalement pour le plaisir (51 %) ou la détente (27 %). Un détail qui en dit long : 32 % des personnes en couple n’en parlent jamais avec leur partenaire. Le plaisir solo reste encore… solo.


Porno, fantasmes et pratiques : des écarts très genrés

Sans surprise, la consommation de porno révèle un fossé : 47 % des hommes en regardent régulièrement, contre 8 % des femmes, dont 66 % n’en consomment jamais. Pour se donner du plaisir, l’imagination (36 %) et les mains (74 %) restent les outils préférés.

Côté positions, la levrette arrive en tête (44 %), suivie du missionnaire (36 %). Le lit reste le lieu numéro un des fantasmes, mais l’hôtel, le canapé ou la nature continuent de faire rêver. Quant aux envies de nouveauté, 38 % ont déjà testé le sexe anal, 19 % aimeraient essayer les jeux de rôle, mais le CNC (Consensual Non-Consent) ne séduit clairement pas la majorité.


Dating : attirance, humour… et ghosting

Lors d’un premier rendez-vous, trois critères font la différence : l’attractivité physique, l’humour partagé et les centres d’intérêt communs. Mais le dating moderne a aussi son revers : intentions floues, manque de sérieux et ghosting figurent parmi les principales sources de frustration.

Parler de désirs sexuels reste délicat : beaucoup attendent plusieurs rendez-vous, voire que la relation devienne sexuelle, avant d’oser aborder le sujet.


Contraception et consentement : encore du boulot

Le rapport met aussi en lumière une réalité moins glamour : 63 % des femmes portent encore la charge contraceptive dans le couple. Et si le consentement est globalement bien compris, certaines zones d’ombre persistent : une minorité pense encore que le silence ou la participation valent accord.

Fatigue, douleurs physiques, stress émotionnel ou mal-être corporel figurent parmi les principales raisons invoquées pour dire non au sexe. Un rappel utile : le désir n’est jamais une obligation.

Une sexualité française plus libre qu’avant, mais encore marquée par des non-dits, des déséquilibres et une communication parfois timide. Comme quoi, parler de sexe reste sans doute le plus grand fantasme collectif à concrétiser.