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Cette carte interactive montre les villes les plus concernées par #MeToo

Publié le 25 octobre 2018 à 12h24

Modifié le 25 octobre 2018 à 13h50

par Coline

Lancé aux États-Unis en octobre 2017 suite à l’affaire Weinstein, le #MeToo s’est depuis étendu au monde entier, permettant à des milliers de femmes de dénoncer les violences sexuelles dont elles avaient été victimes.


Parce qu’il n’est pas forcément évident de se rendre compte de l’ampleur qu’a pris le mouvement au niveau mondial, Google a mis en place "Me Too Rising", une carte interactive qui recense en direct toutes les recherches Google liées à #MeToo, ville par ville.

Si la carte est à prendre avec des pincettes, plus de 50% de la population mondiale n’ayant pas accès à Internet, celle-ci permet néanmoins de voir quels endroits du globe se sont sentis les plus concernés par le hashtag. L’Inde cavale en tête, avec cinq grandes villes : Dorli Hosapete, Udupi, Hassan et Tumakuru. Une tendance probablement liée aux récentes déclarations de l’actrice Tanushree Dutta, qui révélait avoir été victime de violences de la part du réalisateur Nana Patekar.

À chaque clic sur une ville, la carte nous dévoile également les principaux sujets d'actu locaux en rapport avec #MeToo.

Un bon moyen de se rendre compte de l’ampleur qu’a pris le mouvement en un an, et de réaliser qu’on est loin d’en avoir fini avec ce hashtag…


Me Too Rising

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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