kwaf7ovexx

Être vegan fait-il de vous un révolutionnaire ?

Publié le 20 mars 2018 à 17h05

Modifié le 26 mars 2018 à 16h54

par Olivia

Impossible aujourd’hui d’échapper au véganisme – « Ce mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but », comme le définit La Vegan Society. Comment ce mouvement a-t-il pris forme ? Par qui est-il incarné aujourd’hui ? Comment ce mouvement au demeurant radical s'est-il fait une place dans notre société ? Autant de questions qu’aborde la sociologue Marianne Celka dans son ouvrage Vegan Order (Arkhê Éditions) qui vient tout juste de paraître.  


Les éco-warriors animalistes : une lutte clandestine à l’époque

Les premiers éco-warrior animalistes (éco-guerrier en VF) apparaissent dans les années 60 avec l’Animal Liberation Front ou encore Bands of Mercy en Angleterre. « À l’époque, ces activistes prennent les traits de justiciers, il s’agit d’une bande de "camarades" unis pour libérer les animaux », explique Marianne Celka. À l’époque, cette lutte révolutionnaire est cantonnée à une sphère élitiste, marginale, confidentielle.

Aujourd’hui, les éco-warriors sont loin de cet organisme clandestin et prennent désormais action en tant qu'entités organisées qui agissent au grand jour. Ces nouveaux activistes – l’association L214, Sea Shepherd ou encore PETA – ont popularisé cette cause animaliste. « Les gens trouvent désormais ça plutôt cool, ces activistes qui n’ont pas froid aux yeux et qui font des actions spectaculaires, alors qu’il faut bien se rappeler qu’aux États-Unis avant les attentats de 2001, les éco-warriors étaient considérés comme la première menace intérieure », souligne Marianne Celka. 

Alors qu’il s’agissait d’une politique dans les marges, située en dehors des partis en place, il y a aujourd’hui un vrai succès populaire de tout ceci. « On le voit notamment dans le pullulement des parties animalistes, souvenez-vous de ces affiches au moment des législatives de 2017 où le candidat était un chaton », remarque Marianne Celka. Bref, cette pensée politique commence par s’institutionnaliser.


D’une politique des marges à une nouvelle forme de consommation

C’est au début des années 2000 que l’éco-warrior sort du côté marginal et underground. Comment ? « Grâce aux réseaux sociaux notamment et à la diffusion des images qui profitent à cette lutte », explique Marianne Celka. Les images diffusées par PETA, par exemple, à la fois attirantes et choquantes, interpellent le public sur cette cause animale. Et le véganisme en est finalement l’aboutissement. « Depuis 5 ans environ, le style de vie vegan est la mise en pratique exhaustive de cette libération ».

Une publication partagée par Aurore (@aurored9) le  

« Dans les premières cellules de libération animale, il n’était pas question de véganisme, mais plutôt de politique antispeciste, car l’on peut tout à fait être antispeciste sans être vegan. Mais au fur et à mesure de cette popularisation, c’est le véganisme qui a pris le dessus », souligne Marianne Celka.

Les adresses veggie ne cessent d’éclore, et prennent même la forme de concept stores entièrement dédiés au mode de vie vegan et qui englobent la nourriture, la mode et les produits en tout genre, à l'image d'Aujourd'hui Demain, Manifeste011 ou encore Empreintes. Cette trajectoire qu’a pris le véganisme sort le phénomène des marges du sociale en en faisant une nouvelle forme de consommation.


Veganisme = révolution ?

Dès lors, comment faire la différence entre les vegans tentés de suivre une mode (ceux qui suivent un "régime", soit quelque chose d'éphémère) et les vegans "purs et durs" qui font ça pour révolutionner la société ?  

« Cette révolution est en même temps une victoire car il y a de plus en plus d’adeptes, mais en même temps c’est une faillite car, parce qu’elle est devenue populaire, elle est moins radicale, moins subversive, et cela perd de son potentiel révolutionnaire », explique Marianne Celka. Mais alors que refuser de consommer de la viande ou des produits laitiers parce que ce n’est pas moral apparaît comme révolutionnaire, « le fait même que cette révolution passe par la consommation l’amoindrit »

Aujourd’hui le vegan côtoie le carniste, il s’est inscrit à l’intérieur de notre société. « Finalement la révolution a échoué dans sa tentative de tout remettre à plat », commente Marianne Celka. Certes, les vegan attaquent l’exploitation animale, mais ça donne du grain à moudre au système, et finalement la victoire serait quelque part un peu ambivalente, selon l'auteure. 

Pour autant, le véganisme signifie quelque chose de crucial dans notre société et aboutit qu'on le veuille ou non à une certaine modification de nos normes et de nos valeurs. Loin d'être une mode passagère, cet activisme nous pousse aujourd'hui à la reconsidération du statut animal et de notre manière d’être vis-à-vis de ce dernier.  

 

À VOIR AUSSI

À LIRE AUSSI
f47c456f-ecfc-4a71-bcd1-1bf44b34c7c1

Astro : ces 3 signes vont devenir riches en avril

Publié hier à 20h00

par La Rédac'

Soyons très honnêtes : une fois les beaux jours revenus, lorsque l’on a le malheur de scroller Instagram cinq minutes de trop, et que l’on voit l’entièreté de nos connaissances en train de se la couler douce au Carnaval de Rio, sous les cerisiers en fleurs au Japon, ou sur une plage thaïlandaise, on regrette un peu de ne pas avoir le budget pour en faire de même. Cette période est désormais révolue. Avril promet d’être un mois où l’argent fleurira autant que les bourgeons. Bélier, Balance et Poissons, on vous conseille de garder un œil sur votre compte en banque, ce qui va s’y passer pourrait bien vous plaire.


Bélier (21 mars - 19 avril)

Bélier, les cartes sont formelles : un événement va se produire prochainement, dénouant l’entièreté d’une situation. Si l’on peut se permettre une précision, cette situation concernera votre compte en banque. Vous savez quelles sont les bonnes décisions à prendre puisque vous avez autant confiance en vous, qu’en ce guide supérieur qui vous accompagne ce mois-ci. Faites tout de même attention à bien réfléchir à vos actes et à leurs potentielles conséquences. On ne fait pas n’importe quoi avec l’argent et surtout on le manipule intelligemment. Ne vous laissez pas séduire par le chant des sirènes

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par SensCritique (@senscritique)


Balance (22 septembre - 23 octobre)

Balance, vous devez avoir un mantra en tête ce mois-ci : ce sont les détails qui font la différence, un rien peut donc faire tout basculer. En gros, il suffit d’un petit investissement bien pensé et bien placé au bon moment, pour que la richesse suive. À vous de faire les bons choix pour qu’un effet papillon hyper positif se produise dans votre vie. Bref, avril ne sera que concorde, entente, harmonie, amour, et beaucoup d’argent.


Poissons (20 février - 20 mars)

Poissons, vos rêves se réalisent et la chance vous sourit. Ce mois-ci, la situation financière peu glorieuse se transforme en véritable apothéose. On vous la fait simple : vous allez être plein aux as, mais pas tout de suite. En avril, vous allez établir un plan solide, et si vous vous y tenez, vous détiendrez la clé du succès. Savourez cette période plus lente où la structuration est de rigueur. Vous en apprécierez encore plus la libération qui suivra.


À LIRE AUSSI