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Paris : les meilleurs spectacles à ne pas rater cet été

Publié le 24 juin 2021 à 15h38

Modifié le 31 août 2021 à 10h02

par Manon Merrien-Joly

Le Cirque Invisible au Théâtre du Rond-Point

Un homme + une femme = un clown illusionniste + une acrobate caméléon = un lapin géant + un dragon = une cafetière humaine + un peloton cycliste. Vous avez l'équation ? Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée se métamorphosent à l'infini dans ce spectacle célébré de New York à Pékin.

Le Cirque Invisible
Théâtre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin Roosevelt - 8e
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Dans la cour des grands
au Théâtre Fontaine

Prenez l'équipe des Sous-doués avec quelques années de moins, avec une belle dose de burlesque et de romantisme, vous obtenez Dans la cour des grands, la nouvelle comédie de l'équipe des Faux British et du Gros diamant du prince Ludwig. On suit une équipe de cinq joyeux lurons, leurs premières cigarettes et premiers baisers jusqu'à un saut dans le temps 30 ans plus tard. Ont-ils vraiment changé ? 

Dans la cour des grands
Théâtre Fontaine
10, rue Pierre Fontaine – 9e
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Génération A au Théâtre Paris-Villette 

Allier danse, expo, food et DJ set, c'est le cocktail que nous préparent Fatima Ndoye et Alioune Diagne, à l'origine de Génération A, une semaine de rendez-vous pour découvrir chaque jour de jeunes artistes issus de différents pays d’Afrique et représentatifs d’une nouvelle génération. De midi à minuit, on dégustera la cuisine de Véronique Dossetto en binôme avec le chef cuisinier dakarois Tamsir Ndir avant de découvrir les installations photo, vidéo, art contemporain... Chaque soir, deux créations chorégraphiques seront présentées au public, la plupart programmées pour la première fois en France. Chacune de ces cinq journées se clôturera par un dîner suivi d’un DJ set jusqu’à minuit. 

Génération A
Théâtre Paris Villette 
211, avenue Jean Jaurès – 19e
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L'Opéra en plein air présente Madame Butterfly

Pour profiter de la douceur de l'été en écoutant l'opéra Madame Butterfly dans des parcs et domaines remarquables, on vous invite à partir du 11 juin et jusqu'au 4 septembre dans toute l'Île-de-France aux côtés de l'équipe d'Opéra en plein air. Serenad Burcu Uyar, l'interprète de l'opéra de Giacomo Puccini est considérée comme l'une des plus grandes voix de sa génération. À ne manquer sous aucun prétexte ! 

L'Opéra en plein air présente Madame Butterfly
11 & 12 juin à 19h45 au domaine Départemental de Sceaux (92) 

18 & 19 juin à 19h45 au château et parcs de Champs-sur-Marne (77) 
2 & 3 juillet à 20h45 au domaine national de Saint-Germain en Laye (78) 
9 & 10 juillet à 20h45 au Château de Vincennes (94)
1er, 2, 3 & 4 septembre à 20h45 à l'hôtel national des Invalides (75)

 
La Veilleuse {l'entre-sort} au Centquatre

La compagnie 14:20 rend hommage à la sauveuse de nos nuits enfantines : chaque soir, après le spectacle, quand les artistes ont quitté le plateau, quand les spectatrices et spectateurs sont rentrés chez eux, l’équipe du théâtre installe sur la scène une veilleuse. La Veilleuse est un entre-sort qui rend hommage à cet objet de l’ombre et à sa lueur obstinée, symbole d’optimisme et d’énergie créatrice.

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La Veilleuse {l'entre-sort}
Centquatre
104, rue d'Aubervilliers – 19e
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Le Ballet national de Marseille au Théâtre du Châtelet

Quand la cité phocéenne débarque à Paris, elle n'y va pas de main morte : du 16 au 19 juillet, le Théâtre du Châtelet présente les chorégraphies de Lucinda Childs, Lasseindra Ninja, Oona Doherty et Tânia Carvalho, un programme composé par le collectif (LA)HORDE pour le Ballet national de Marseille. Un face-à-face entre deux conceptions de la danse, entre la déferlante d’Oona Doherty, à la danse si réaliste, urbaine et énergétique, et celle de Lasseindra Ninja – l’icône queer de la danse voguing en France – qui composent pour la première fois une pièce avec un groupe de danseur·se·s. D’autre part, la rigueur et la clarté de Lucinda Childs et de Tânia Carvalho, qui partent d’images d’ensemble, partageant un sens aigu de la ligne et des rythmes. 


© Alice Gavin / Ballet national de Marseille

Childs-Carvalho-Lasseindra-Doherty
Le Ballet National de Marseille
Théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet – 1er
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Que ta volonté soit Kin
au Théâtre de l'Odéon

« Bruits de voitures qui démarrent ou qui passent, bruits de passants qui discutent et rigolent, bruits de musiques de terrasses kinoises, bruits de gospel kinois, […] bref, toutes sortes de bruits qu'on peut entendre dans une rue de ville [...] de Kinshasa ! » Dans le cadre de la Saison Africa2020, l'Odéon présente Que ta volonté soit Kindu romancier et dramaturge congolais Sinzo Aanza, mis en scène par Aristide Tarnagda, auteur et nouveau directeur du festival Les Récréâtrales à Ouagadougou (Burkina Faso). On suit la rencontre de trois êtres parmi les 12 millions que compte Kinshasa, en République Démocratique du Congo, et leur destin qui s'entremêle dans un spectacle voué à sublimer l'éloquence lyrique d'Aanza, pour faire exister la ville du poète et éprouver « la capacité du rêve à détrousser le monde de sa misère ».

Que ta volonté soit Kin
Théâtre de l'Odéon
Place de l'Odéon – 6e
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*Les Premiers Livres : Poésie et prose (1923)

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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