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JO 2024 : Quand les Parisiens se moquent allègrement des touristes sur X

Publié le 26 juillet 2024 à 17h30

par Clémence Varène

Alors que nous ne sommes plus qu’à quelques heures (presque) de la cérémonie d’ouverture (dont les artistes viennent enfin d'être dévoilés), les touristes commencent à affluer dans la capitale. Sauf que, malheureusement pour eux, on n’est pas sûrs qu’ils étaient mis au courant des conditions actuelles de visites. Prix exorbitants, rues inaccessibles et stations fermées, ils risquent de connaître un moment compliqué. Ce que les Parisiens se sont empressés de rappeler avec humour sur Twitter.


Transports, nourriture et savoir-vivre, tout y passe

Ils avaient pourtant été prévenus ! Il y a quelques mois, les influenceurs français alertaient les touristes étrangers sur les dangers auxquels ils s'exposaient en venant passer l’été dans la capitale. Ça n’aura cependant pas suffi à en décourager certains, qui ont décidé de venir braver le périmètre de sécurité et les problèmes de transports.

Malheureusement pour eux, leur venue n’a pas manqué d’enflammer les twittos français, qui ont vu ici une opportunité unique de se moquer (plus ou moins gentiment) de leurs voisins étrangers. Et que ce soit la saleté de la capitale, sa gastronomie parfois douteuse, ou bien le problème récurrent de la barrière de la langue (les Français et l’anglais, ça fait 15), les thèmes sont variés.


Une imagination débordante

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Français ne sont pas en panne d’inspiration. Il aura suffi d’un petit tweet du compte @213abk, « Les JO commencent bientôt, c'est le moment de vanner les touristes qui vont découvrir Paris », pour que les réponses fusent, et que les gens se lâchent. Un moyen assez cathartique sans doute de reporter sur les touristes toute la frustration éprouvée par les Parisiens. Allez, on vous laisse avec un petit palmarès.

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La série Adolescence sera diffusée dans les collèges et lycées britanniques

Publié hier à 20h00

par Flora Gendrault

Downing Street l’a officiellement annoncé en début de semaine : la mini-série Adolescence, sur toutes les lèvres depuis sa sortie, sera bel et bien diffusée gratuitement dans les collèges et lycées britanniques. Une mesure initiée par le Premier ministre Keir Starmer lui-même, qui avait publiquement pris la parole pour vanter les mérites d’un programme extrêmement bien mené et instructif, soulevant des questions sociétales cruellement d'actualité


Prouesses technique et scénaristique  

Adolescence a beau n’être sortie qu’à la mi-mars, c’est peut-être déjà la meilleure série de l’année. En débarquant sur Netflix, et sans avoir pourtant fait l’objet d’une campagne promotionnelle démesurée, elle a immédiatement reçu un accueil extrêmement favorable de la presse et des spectateur·rices, et ce aux quatre coins du globe. 

Un coup de maître des créateurs, Jack Thorne et Stephen Graham, lesquels sont parvenus à mettre en scène de manière magistrale les causes et conséquences du meurtre de Kathy, adolescente de 13 ans, poignardée à de multiples reprises par Jamie, un camarade de classe du même âge. Le tout en (seulement) quatre épisodes tournés intégralement en plan-séquence, renouvelant ainsi cette technique largement exploitée au cinéma, moins sur le petit écran, autour d’un récit nerveux traitant de thématiques liées à la jeunesse. 


Dénoncer la spirale du masculinisme
 

Ces thématiques, quelles sont-elles ? Le harcèlement scolaire, la construction de genre sur les réseaux sociaux, et notamment la culture "incel", ces hommes involontairement célibataires qui accusent les femmes de les rejeter. Dans Adolescence, en immersion au cœur d’un commissariat, puis d’une école, et enfin d’une maison de famille, on comprend que Jamie (époustouflant Owen Cooper, nouveau prodige du milieu), élevé à la dure, impopulaire, s’est peu à peu enfermé dans la spirale du masculinisme, jusqu’à commettre un féminicide. Une misogynie alimentée par son activité sur Internet, où se créent de nombreuses communautés réactionnaires, séduites par la théorie du 80/20 d’Andrew Tate, selon laquelle 80% des femmes ne seraient attirées que par 20% des hommes. 


De l’ordinateur au Parlement 

Au Royaume-Uni, terre de tournage mais aussi théâtre d’attaques de même nature ces dernières années, Adolescence a connu une résonnance toute particulièrement. Jusqu’à dépasser les frontières de l’écran : la série a ravivé le débat sur l’utilisation des téléphones, mais aussi sur l’éducation, levier essentiel pour déconstruire les idéologies véhiculées sans régulation sur le web. Diffuser Adolescence au palais de Westminster ainsi que dans les collèges et lycées depuis une plateforme partenaire à Netflix, comme l’avaient publiquement encouragé la députée travailliste Anneliese Midgley, puis Keir Starmer, en marque la première étape. 

« C'est une initiative importante pour encourager le plus grand nombre possible d'élèves à regarder le programme », a déclaré le Premier ministre, qui a lui-même vu la série avec ses enfants adolescents, comme 66 millions de personnes en deux semaines sur Netflix. Un record pour une mini-série britannique ! 


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