Cette décision intervient dans un contexte particulièrement lourd. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, un incendie dramatique a ravagé le bar Le Constellation, dans la station de ski Suisse de Crans-Montana. Le bilan est tragique : une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés. Selon les premières conclusions de l’enquête, le feu pourrait avoir été déclenché par des bougies incandescentes placées sur des bouteilles de champagne, utilisées à l’intérieur de l’établissement et approchées trop près du plafond.
Un symbole festif devenu un risque majeur
Longtemps associées à l’image festive des nuits en discothèque, les bougies pyrotechniques sont pourtant loin d’être anodines. Ces dispositifs produisent une flamme intense, des étincelles et une forte chaleur, parfois à plusieurs dizaines de centimètres de hauteur. Dans des lieux clos, souvent bondés, décorés et parfois bas de plafond, le risque est réel. Le drame de Crans-Montana a brutalement rappelé cette réalité. En quelques minutes, la soirée festive s’est transformée en catastrophe. Un scénario que les professionnels de la nuit redoutent… et que certains choisissent désormais d’anticiper.
Le Tremplin montre l’exemple en Bretagne
Avec sa capacité impressionnante et son statut de plus grande boîte de nuit de Bretagne, Le Tremplin fait figure de référence dans la région. En annonçant l’interdiction totale des bougies pyrotechniques, l’établissement envoie un message clair : la sécurité des clients prime sur le spectacle. Si ces artifices participaient à l’ambiance et à l’expérience VIP, la direction a préféré faire un choix responsable.
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Vers un changement de pratiques dans les clubs ?
La décision du Tremplin pourrait bien faire école. Depuis le drame Suisse, la question de l’usage des feux de Bengale dans les lieux festifs est au cœur des débats. De plus en plus de professionnels s’interrogent sur leur compatibilité avec les normes de sécurité, notamment face aux risques d’incendie et de mouvements de panique. Certains clubs explorent déjà des alternatives plus sûres, comme des effets lumineux LED, des mises en scène visuelles sans flamme, ou encore des animations musicales renforcées.
Une prise de conscience nécessaire
Au-delà du cas du Tremplin, cette annonce reflète une prise de conscience plus large dans le milieu de la nuit. Le drame de Crans-Montana rappelle que la fête peut basculer en quelques secondes si les règles de sécurité ne sont pas strictement respectées.
Parce que faire la fête, oui… mais en toute sécurité !
