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SNCF : un appel à la grève générale à l'approche des fêtes

Publié le 6 novembre 2024 à 17h00

Modifié le 6 novembre 2024 à 18h02

par Flora Gendrault

Le nombre de trains divisé par deux à Noël ? Les Français·es commencent à connaître la chanson. Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas, les syndicats de la SNCF – la CGT, FO, Sud-Rail, l’Unsa et la CFDT – appellent d’une seule voix à une grève de 24 heures le jeudi 21 novembre. Une décision qui fait suite au démantèlement de Fret SNCF, entreprise publique assurant la moitié du trafic de marchandises par le rail en France, visée par une procédure intentée par la Commission européenne pour aides publiques illégales. 


« L’heure est au conflit à la SNCF » 

À la source du conflit entre les syndicats et l’entreprise ferroviaire, la liquidation de Fret SNCF, donc, mais également « la privatisation dans les activités TER, Transilien et Intercités » ainsi que « l’éclatement de SNCF Réseau » sous l’effet de l’ouverture à la concurrence. C’est ce qu’ont indiqué les différentes organisations syndicales dans un communiqué intitulé « L’heure est au conflit à la SNCF », relayé par l'AFP. 

Dans celui-ci, on peut d’ailleurs lire que la journée de grève du 21 novembre est un « ultimatum » reconductible : un mouvement « plus long et plus fort » pourrait se poursuivre en décembre si le gouvernement et la SNCF ne répondaient pas aux revendications des travailleur·ses. Ce qui viendrait perturber considérablement le trafic sur les rails français durant les vacances de Noël. 


La perte d’acquis sociaux redoutée par les cheminots 

Si le mouvement de grève intervient à cette période de l’année, c’est parce qu’en décembre, les premiers cheminots de la SNCF vont être transférés dans des filiales créées pour répondre aux appels d’offres TER lancés par les régions qui ont décidé d’ouvrir leur réseau ferroviaire à la concurrence, comme mentionné précédemment. 

En décentralisant les agents, les syndicats craignent la perte d’acquis sociaux face aux stratégies de « dumping social » – pratique visant à diminuer les droits des employés pour augmenter la compétitivité des entreprises – et de « rentabilité financière sans limite » dénoncées dans le communiqué. Plus largement, ils souhaitent riposter contre un « gouvernement illégitime » et ainsi peser sur les décisions du ministre délégué aux Transports François Durovray. 

Les revendications des organisations sont claires : l’arrêt des processus de « discontinuité de Fret SNCF », de « filialisation TER, Transilien et Intercités » et une « loi de programmation pluriannuelle pour la modernisation du système ferroviaire ». Seront-elles écoutées ? Affaire à suivre.

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Le modèle du discount low-cost est-il en train de vaciller ? Face à des difficultés financières, Gifi a décidé de se recentrer sur sa rentabilité en réduisant la voilure. L’annonce est tombée ce jeudi : la marque aux « idées de génie » ferme 11 de ses magasins en France, dont celui du centre-ville de Toulouse. Ouvert au coeur du quartier Saint-Georges, ce point de vente incarnait l’ambition de Gifi de s’implanter au plus près des consommateurs urbains.

302 suppressions de postes chez Gifi

Mais la conjoncture économique n’a pas joué en sa faveur. Le groupe met en place un plan de sauvegarde de l’emploi qui entraînera la suppression de 302 postes, soit 5 % des effectifs totaux. Officiellement, l’objectif est de « se recentrer sur la performance de son modèle discount et ses clients », mais difficile de ne pas voir dans cette décision une réponse à une rentabilité fragilisée par l’inflation et la concurrence accrue du secteur.

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Source : Actu Toulouse


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