agression

Un premier rencard qui tourne mal affole la toile

Publié le 24 janvier 2020 à 16h47

Modifié le 27 janvier 2020 à 14h32

par Sarah Leris

Sur les réseaux, un message publié le 23 janvier fait le bad buzz. Morgane, jeune habitante de Conflans-Sainte-Honorine (78), livre son témoignage d’un premier rendez-vous avec un homme rencontré sur Instagram qui aurait mal tourné, « 1h30 de calvaire ».


« J’ai vu ma vie défiler, je voyais tout blanc, je me suis fait pipi dessus. » Ainsi Morgane livre-t-elle son témoignage glaçant sur les réseaux sociaux. Samedi 11 janvier, elle avait rendez-vous pour la première fois au restaurant avec un homme rencontré sur Instagram, qui l’aurait ensuite frappée, menacée de viol et menacée de mort. La jeune fille a finalement réussi à s’échapper après plus d’1h30 de calvaire, avant d’être recueillie par une voiture qui passait par là et qui l’a emmenée au commissariat. Bilan : des bleus, des yeux au beurre noir, 6 jours d’ITT et un important traumatisme.

Le 23 janvier, Morgane partage son histoire dans un message publié sur les réseaux sociaux (sur le groupe Facebook Wanted, d'où il a été supprimé, ainsi que sur son compte Instagram), et immédiatement, c’est toute la toile qui s’affole. 14h plus tard, le post insta compte plus de 160 000 likes et près de 15 000 messages de soutien d’inconnus. Dans son message, la jeune femme explique s’être retrouvée face à un mur au commissariat, les policiers lui expliquant que le présumé agresseur n’aurait sûrement aucune sanction, de la même manière que peu d’entre eux sont réellement punis même lors de fins tragiques.

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Visiblement c’est ainsi qu’on se fait « entendre » en France donc je vais m’y mettre. Le samedi 11 janvier 2020, je suis partie dîner au restaurant avec un homme avec lequel j’échangeais depuis plus d’un mois tous les jours via « Instagram ». Jusqu’à là, tout va bien. Le samedi 11, il vient me chercher en bas de mon domicile et l’on décide d’aller dîner dans un restaurant proche de chez moi. Je me suis rapidement rendu compte, que de mon côté je n’avais pas réellement de coup de cœur mais j’ai pris sur moi et je suis restée polie jusqu’à la fin du RDV. Lorsque l’on a quitté l’endroit où l’on a pris un verre, nous sommes remontés dans son véhicule et il était censé me ramener à mon domicile, jusqu’à ce que cet individu me demande en roulant « tu pense que l’on va se revoir ? » à ce moment là, j’ai répondu « je ne sais pas, on verra bien ». De là il m’a dit « comment ça on verra bien ? Attends, attends on va parler ! » Cet homme en question est parti se garer dans une zone industrielle sur le parking d’une entreprise peu éclairé et où la route la plus proche était à 600 mètres. Dès l’instant où il a coupé son moteur, je lui ai dit de laisser tomber et que j’allais rentrer chez moi en Uber. Je descends du véhicule et quelques secondes plus tard cet individu est descendu en courant de son véhicule en me disant « tu vas où !? » il m’a porté un coup à la tête et je suis tombée en avant, j’ai ensuite était rouée de coups au sol, plus fort les uns des autres. A ce moment là, j’ai vu ma vie défilé, je voyais tout blanc, je me suis fait pipi dessus, mais j’étais loin de m’imaginer que c’était que le début de ce cauchemars. Quand monsieur a décidé qu’il m’avait porté assez de coups, il m’a ordonné de remonter dans son véhicule, qu’il était armé et que sinon il me « butait ». Je n’avais aucune autre issue, j’étais en talons, la route la plus proche étant à 600 m si je courrais, il m’aurait rattrapé, et je ne voulais pas de nouveau subir les coups. Je suis donc remontée. Et là, 1h30 de calvaire, je citerais que quelques phrases puisqu’il y en a tellement eu : « tu crois que tu vas rentrer chez toi comme ça ?! (Suite en commentaire)

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« Comment est-ce possible ? Il y a toutes les preuves, les caméras du parking, les coups et blessures constatés par un médecin de la PJ, des aveux de la part de l’agresseur et pourtant… Aujourd’hui encore, aucun action n’a été réalisée à son encontre », témoigne Morgane.

De son côté, l’homme s’est défendu dans une longue vidéo publiée sur son Instagram, dans laquelle il ne nie pas les faits, tente (piteusement) de se justifier, et se ridiculise. Pour lui, ce serait de sa faute, elle n’aurait pas dû lui mentir en lui disant être célibataire. Morgane, elle, a depuis reçu plusieurs témoignages d’autres jeunes femmes qui affirment avoir été harcelées par le même homme récidiviste.

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Une publication partagée par Lelion 🇨🇻🇨🇻 So Many Tears 👁 (@21lelyon) le

Peut-être serait-il temps de mettre en place de réelles sanctions pour les agresseurs sans attendre que les femmes se fassent tuer. Peut-être serait-il temps de prendre au sérieux les accusations de violence... Puisse cette histoire faire un jour jurisprudence.

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Source : Actu Toulouse


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