Il y a près de 2000 ans, là où nous patienterons bientôt en attendant le métro, une route antique permettait déjà de circuler. Les fouilles ont mis au jour un empierrement qui pourrait être un ancien chemin, mais aussi une fosse remplie d’objets brûlés : du verre, de la céramique, du métal… Des indices qui laissent penser qu’on est face à un ancien dépotoir, sans doute lié à une zone de crémation romaine. Bref, un coin pas franchement glamour, mais une vraie mine d’or pour comprendre les pratiques de l’époque.
6 tombes découvertes
Et ce n’est que le début : un petit bâtiment datant de l’Antiquité tardive a également été découvert, ainsi que six sépultures s’étalant sur plusieurs siècles. L’une d’elles a particulièrement attiré l’attention des archéologues : une femme inhumée avec des perles en or, un détail qui en dit long sur les rites funéraires et le statut social de certaines figures de l’époque.
Après 7 mois de fouille, les travaux vont enfin commencer
Les vestiges révèlent également les traces d’une ville qui se structure peu à peu : des fondations de maisons, des rues, des caves et même des fosses latrines. Mais la trouvaille la plus impressionnante reste ce pont en briques du XVIe siècle, incroyablement bien conservé. Il permettait autrefois de traverser un fossé d’aqueduc et témoigne de l’ingéniosité des bâtisseurs de l’époque. En revanche, d’autres éléments restent insaisissables : l’ancien pont et sa barbacane, recherchés par les archéologues, n’ont pas encore refait surface. Toutes ces trouvailles vont être étudiées en laboratoire par la suite.
Source : Inrap